TA38 · Tribunal Administratif de Grenoble — 8 janvier 2025
- ECLI
- DTA_2409739_20250108
- Date
- 8 janvier 2025
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source officielle{"Le juge des r\u00e9f\u00e9r\u00e9s a rejet\u00e9 la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'\u00e9tait pas remplie en l'absence de circonstances particuli\u00e8res justifiant une urgence imm\u00e9diate.": "Il n'a pas \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 n\u00e9cessaire d'examiner le moyen tir\u00e9 de l'ill\u00e9galit\u00e9 de la d\u00e9cision au fond."}
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 décembre 2024, M. B, représenté par Me Haddou, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'accorder le regroupement familial sollicité au profit de son épouse ;
2°) d'enjoindre à la préfète de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- il remplit toutes les conditions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2024, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ;
- la demande est toujours en cours d'instruction.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée sous le n°2409697.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 23 décembre 2024 au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de Mme A ;
- les observations de Me Haddou, pour M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. L'article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
2. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence est en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant d'établir la réalité de circonstances particulières qui justifient que la condition d'urgence soit regardée comme remplie.
3. M. B, titulaire d'un titre de séjour pluriannuel, s'est marié le 6 août 2023 et vit séparé de son épouse depuis. Il n'établit pas l'existence d'une vie commune antérieure à son mariage. S'il est établi qu'il a sollicité le regroupement familial par une demande dont il a été accusé réception le 22 février 2024, la décision en litige, qui statue sur une première demande de regroupement familial, ne modifie pas sa situation administrative, ni celle de son épouse. S'il soutient que la décision en litige impacte sa vie privée et familiale dès lors qu'il ne peut voir son épouse qu'une fois par an et que le voyage engendre des coûts importants, ces circonstances sont insuffisantes pour démontrer la situation d'urgence dont il se prévaut. Dans ces conditions, la condition d'urgence à laquelle est subordonnée le prononcé d'une mesure sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête doit être rejetée dans l'ensemble de ses conclusions, en ce compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 janvier 2025.
Le juge des référés,
J. A
Le greffier,
G. Morand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2409739Avocats intervenants
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Chronologie de l'affaire
Décisions liées par citation directe, ordonnées par instance (tribunal → cour d'appel → cassation) puis par date. Ceci reflète les citations extraites des textes, pas une garantie qu'il s'agit strictement de la même affaire.
DTA_2409739_20250108
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Synthèse
- Juridiction
- TA38
- Chambre
- Tribunal Administratif de Grenoble
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 8 janvier 2025
Référence
DTA_2409739_20250108
Données disponibles
- Texte intégral