CEDHCASELAW;DECISIONS;DECCOMMISSION;FRA;FRE21
CEDH · CASELAW;DECISIONS;DECCOMMISSION;FRA;FRE — 11 septembre 1991
- ECLI
- ECLI:CE:ECHR:1991:0911DEC001480689
- Date
- 11 septembre 1991
- Publication
- 11 septembre 1991
droits fondamentauxCEDH
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Texte intégral
.sDD6737AE { font-size:11pt } .s211D6B00 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:normal; widows:0; orphans:0; font-size:8.5pt } .sBB9EE52A { font-family:Arial }                               PREMIERE CHAMBRE                              SUR LA RECEVABILITE                           de la requête No 14806/89                         présentée par Angelina MAROELLO                         contre l'Italie                                 __________             La Commission européenne des Droits de l'Homme (Première Chambre), siégeant en chambre du conseil le 11 septembre 1991 en présence de           MM. J.A. FROWEIN, Président de la Première Chambre             G. SPERDUTI             J.C. SOYER             H. DANELIUS         Sir Basil HALL         MM. C.L. ROZAKIS             L. LOUCAIDES             A.V. ALMEIDA RIBEIRO           M.   M. de SALVIA, Secrétaire de la Première Chambre           Vu l'article 25 de la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales ;           Vu la requête introduite le 11 février 1989 par Angelina MAROELLO contre l'Italie et enregistrée le 21 mars 1989 sous le No de dossier 14806/89 ;           Vu les observations présentées par le Gouvernement défendeur le 18 juin 1990 et les observations en réponse présentées par la requérante le 8 novembre 1990 ;           Vu la décision de la Commission du 8 décembre 1990 de renvoyer la requête à la Première Chambre ;           Vu le rapport prévu à l'article 47 du Règlement intérieur de la Commission ;           Après avoir délibéré,           Rend la décision suivante :   EN FAIT           Les faits, tels qu'ils ont été exposés par les parties, peuvent se résumer comme suit.           La requérante, Angelina Maroello, est une ressortissante italienne, née en 1921, résidant à Amatrice (RI).           Devant la Commission, elle est représentée par Maître Giovanni Vespaziani, avocat à Rieti.           Le 6 mars 1975, la requérante assigna C. C. devant le juge d'instance ("pretore") d'Amatrice pour que ce juge ordonne la suspension des travaux de reconstruction et d'agrandissement effectués par C. C. sur un immeuble adossé à un mur mitoyen du fonds de la requérante ainsi que la démolition des oeuvres déjà réalisées.           L'instruction devant le juge d'instance d'Amatrice se déroula au cours des audiences suivantes :   8 mars 1975              Transport sur les lieux et désignation d'un                         expert   14 mars 1975             Assermentation de l'expert   16 mai 1975              Renvoi d'office   20 juin 1975             Remise d'audience demandée par l'avocat de la                         requérante   17 octobre 1975          Demande d'ajournement de l'avocat de la                         requérante en vue d'examiner l'expertise ;                         demande de fixation d'une audience en vue de                         la présentation des conclusions   4 novembre 1975          Renvoi d'office   5 mars 1976              Remise d'audience demandée par l'avocat de la                         requérante pour examen des mémoires adverses                         et présentation de conclusions en réponse   21 mai 1976              Demande d'audition des témoins indiqués sur                         une liste ; demande d'ajournement du défendeur                         en vue de l'examen des conclusions de la                         requérante   4 juin 1976              Présentation par l'avocat du défendeur de sa                         liste de témoins   1er octobre 1976         Demande de l'avocat de la requérante visant à                         ce que les auditions des témoins soient faites                         sur les lieux ; demande de l'avocat du                         défendeur de reporter l'affaire   3 décembre 1976          Renvoi d'office   4 février 1977           Acceptation par le juge des listes de témoins                         présentées par les deux parties 18 mars 1977             Audition des témoins   6 mai 1977               Audition des témoins   17 juin 1977             Audition des témoins   18 novembre 1977         Audition des témoins   16 décembre 1977         Audition des témoins   3 mars 1978              Dépôt de l'expertise ; demande d'ajournement                         en vue d'examen de l'expertise   21 avril 1978            Audition des témoins   26 mai 1978              Demande d'ajournement (avocat de la                         requérante)   2 juin 1978              Audition des témoins (selon le document de                         Maître Vespaziani)   6 octobre 1978           Audition des témoins   17 novembre 1978         Audition des témoins   15 décembre 1978         Audition des témoins   2 février 1979           Renvoi d'office   2 mars 1979              Demande de l'avocat de la partie adverse de                         reporter l'affaire pour procéder à l'audition                         d'un témoin   20 avril 1979            Remise d'audience à cause de l'absence de                         l'avocat de la requérante   15 mai 1979              Présentation des conclusions par l'avocat de                         la requérante   28 septembre 1979        Renvoi d'office   5 octobre 1979           Présentation des conclusions de l'avocat du                         défendeur   7 mars 1980              Mise en délibéré   30 décembre 1980         Dépôt du jugement au greffe           Le 25 mai 1981, C. C. interjeta appel devant le tribunal de Rieti mais n'inscrivit pas l'affaire au rôle dans les délais impartis.           Le 20 octobre 1981, la requérante se constitua mais ne procéda pas à l'inscription de l'affaire au rôle. 9 décembre 1981          Demande de l'avocat de la requérante de                         déclarer l'appel irrecevable, l'avocat de                         C. C. n'ayant pas respecté les délais                         prescrits pour l'inscription de l'affaire au                         rôle ; le juge dispose la radiation de                         l'affaire du rôle           L'examen de l'affaire a été repris par la suite et s'est déroulé au cours des audiences suivantes :   28 avril 1982            Demande de l'avocat de la requérante visant à                         obtenir la fixation de l'audience de                         présentation des conclusions   6 octobre 1982           Renvoi d'office   19 janvier 1983          Renvoi d'office   13 avril 1983            Renvoi d'office   6 juillet 1983           Ajournement de l'audience (à la demande des                         avocats des deux parties)   30 novembre 1983         Renvoi d'office   29 février 1984          Présentation des conclusions et demande de                         fixation de l'audience en vue des débats   30 janvier 1985          Mise en délibéré   27 février 1985          Jugement   24 avril 1985            Dépôt du jugement au greffe           Un pourvoi en cassation a été formé en date du 12 décembre 1985 par C. C.   Ce pourvoi a été rejeté le 11 novembre 1988.   L'arrêt de la Cour de cassation a été déposé au greffe le 28 mai 1990.   GRIEFS           La requérante se plaint de la durée de la procédure et allègue la violation de l'article 6 par. 1 de la Convention.   PROCEDURE DEVANT LA COMMISSION           La présente requête a été introduite le 11 février 1989 et enregistrée le 21 mars 1989.           Le 20 février 1990, la Commission a décidé de porter cette requête à la connaissance du Gouvernement défendeur et de l'inviter à lui présenter par écrit ses observations sur la recevabilité et le bien-fondé de la requête.           Le Gouvernement a présenté ses observations le 18 juin 1990 et la requérante y a répondu le 8 novembre 1990.           Après consultation des parties, par décision du 8 décembre 1990, la Commission a renvoyé la requête à la Première Chambre. EN DROIT           La requérante se plaint de la durée de la procédure et invoque les dispositions de l'article 6 par. 1 (art. 6-1) de la Convention qui garantit à toute personne le droit "à ce que sa cause soit entendue <...> dans un délai raisonnable".           La Commission constate que la procédure avait pour objet la demande de suspension des travaux et la démolition des oeuvres déjà réalisées sur un immeuble adossé en partie à un mur mitoyen du fonds de la requérante.           En ce qui concerne la période à examiner, la Commission relève que l'assignation devant le juge d'instance d'Amatrice, qui marque le début de la procédure, date du 6 mars 1975.   La Cour de cassation a rendu son jugement le 11 novembre 1988 et le texte de celui-ci a été déposé au greffe le 28 mai 1990.           La procédure litigieuse a donc duré plus de 15 ans.           Selon la requérante, ce laps de temps ne saurait passer pour "raisonnable" au sens de l'article 6 par. 1 (art. 6-1) de la Convention.           Le Gouvernement combat cette thèse.           Selon la jurisprudence constante de la Cour et de la Commission, le caractère raisonnable de la durée d'une procédure relevant de l'article 6 par. 1 (art. 6-1) de la Convention s'apprécie suivant les circonstances de la cause et eu égard en particulier aux critères suivants : la complexité de l'affaire, le comportement du requérant et celui des autorités compétentes (voir par exemple Cour Eur.   D.H., arrêt Unión Alimentaria Sanders S.A. du 7 juillet 1989, série A n° 157, p. 13, par. 31).           Faisant application de ces critères et tenant compte des circonstances propres à la présente affaire, la Commission estime que la durée de la procédure litigieuse soulève des problèmes complexes de droit et de fait sous l'angle de l'article 6 par. 1 (art. 6-1) de la Convention qui nécessitent un examen au fond.           En conséquence, elle ne saurait déclarer la requête manifestement mal fondée et estime que celle-ci nécessite un examen qui relève du fond de l'affaire.   Elle constate d'autre part que la requête ne se heurte à aucun autre motif d'irrecevabilité.           Par ces motifs, la Commission, à l'unanimité,           DECLARE LA REQUETE RECEVABLE, tous moyens de fond réservés.     Le Secrétaire de la                                 Le Président de la   Première Chambre                                   Première Chambre          (M. de SALVIA)                                     (J.A. FROWEIN)  Avocats intervenants
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;DECISIONS;DECCOMMISSION;FRA;FRE
- Formation
- 21
- Date
- 11 septembre 1991
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CE:ECHR:1991:0911DEC001480689
Données disponibles
- Texte intégral