CEDHCASELAW;DECISIONS;ADMISSIBILITY;FRA;FRE6Radiation
CEDH · CASELAW;DECISIONS;ADMISSIBILITY;FRA;FRE — 23 juin 2009
- ECLI
- ECLI:CE:ECHR:2009:0623DEC002441604
- Date
- 23 juin 2009
- Publication
- 23 juin 2009
droits fondamentauxCEDH
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Texte intégral
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Ioan Guzu, est un ressortissant roumain résidant à Constanţa. Le gouvernement roumain («   le Gouvernement   ») est représenté par son agent, M. Răzvan-Horaţiu Radu, du ministère des Affaires étrangères. En raison de la restructuration de l’armée et de la police entamée dès 1995, plusieurs mesures législatives furent adoptées dans le but d’encourager les militaires et les policiers à demander leur affectation à l’armée de réserve et, par conséquent, à prendre leur retraite anticipée. A cet égard, en sus de la pension de retraite, l’Etat leur octroya des allocations exonérées d’impôt et calculées par rapport à leur solde mensuelle brute. A sa demande, le requérant, militaire de carrière, fut affecté à l’armée de réserve et mis à la retraite anticipée avec droit à la pension et aux allocations susmentionnées. Au moment du paiement de ces allocations, le ministère de la Défense (ci-après, «   le ministère   ») déduisit le montant de l’impôt sur le   revenu. Par une action introduite à l’encontre du ministère, le requérant demanda le remboursement de la somme retenue à titre d’impôt, en faisant valoir que ces allocations étaient exonérées d’impôt. Le ministère s’opposa à l’action. Il estima que ces allocations étaient assimilées aux salaires et par conséquent, qu’elles étaient soumises à l’imposition. Par un arrêt définitif du 13 mai 2002, le tribunal départemental de Constanţa fit droit à l’action et condamna le ministère à verser au requérant la somme de 82   785   191 lei roumains, à savoir environ 3   000 euros. Le   requérant perçut cette somme à une date non précisée. Le procureur général de la Roumanie forma devant la Cour suprême de justice un recours en annulation contre cet arrêt. Il fit valoir qu’en interprétant la législation interne, le tribunal avait commis de graves erreurs de droit, entraînant une mauvaise solution du litige. Par un arrêt du 23   mars 2004, la Haute Cour de cassation et justice accueillit le recours en annulation, cassa l’arrêt susmentionné et rejeta l’action du requérant. Elle jugea que les allocations avaient une nature salariale, et étaient par conséquent soumises à l’impôt. Par un arrêt définitif du 25 septembre 2007, la cour d’appel de Constanţa rejeta l’action du ministère de la Défense visant à faire condamner le   requérant à restituer la somme perçue à la suite de l’arrêt du 13 mai 2002 du tribunal départemental de Constanţa. GRIEFS Invoquant l’article 6 § 1 de la Convention et 1 du Protocole n o 1 à la   Convention, le requérant se plaint de ce que l’obligation de restituer la   somme perçue en vertu d’une décision passée en force de chose jugée a méconnu son droit au respect de ses biens. EN DROIT Le 17 février 2009, la Cour a reçu du Gouvernement la déclaration suivante   : “   Je soussigné, Răzvan-Horaţiu Radu, Agent du gouvernement roumain devant la   Cour européenne des droits de l’homme, déclare que le gouvernement roumain offre de verser à M. Ioan Guzu, à titre gracieux, la somme de 1   250 euros (mille   deux   cent cinquante euros) en vue d’un règlement amiable de l’affaire ayant pour origine la   requête susmentionnée pendante devant la Cour européenne des droits de l’homme. Cette somme, qui couvrira tout préjudice matériel et moral ainsi que les frais et dépens, sera convertie dans la monnaie de l’Etat défendeur au taux applicable à la date du paiement, et exempte de toute taxe éventuellement applicable. Elle sera payée dans les trois mois suivant la date de la notification de la décision de la Cour rendue conformément à l’article 37 § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme. A défaut de règlement dans ledit délai, le Gouvernement s’engage à verser, à compter de l’expiration de celui-ci et jusqu’au règlement effectif de la somme en question, un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la   Banque   centrale européenne, augmenté de trois points de pourcentage. Ce versement vaudra règlement définitif de l’affaire.   ” Le 11 février 2009, la Cour a reçu la déclaration suivante, signée par la   partie requérante   : “   Je soussigné, Ioan Guzu, note que le gouvernement roumain est prêt à me verser, à titre gracieux, la somme de 1   250 euros (mille deux cent cinquante euros) en vue d’un règlement amiable de l’affaire ayant pour origine la requête susmentionnée pendante devant la Cour européenne des droits de l’homme. Cette somme, qui couvrira tout préjudice matériel et moral ainsi que les frais et dépens, sera convertie dans la monnaie de l’Etat défendeur au taux applicable à la date du paiement, et exempte de toute taxe éventuellement applicable. Elle sera payée dans les trois mois suivant la date de la notification de la décision de la Cour rendue conformément à l’article 37 § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme. A compter de l’expiration dudit délai et jusqu’au règlement effectif de la somme en question, il sera payé un intérêt simple à un taux égal à celui de la facilité de prêt marginal de la Banque centrale européenne, augmenté de trois points de pourcentage. J’accepte cette proposition et renonce par ailleurs à toute autre prétention à l’encontre de la Roumanie à propos des faits à l’origine de ladite requête. Je déclare l’affaire définitivement réglée.   ” La Cour prend acte du règlement amiable auquel sont parvenues les   parties. Elle estime que celui-ci s’inspire du respect des droits de l’homme tels que les reconnaissent la Convention et ses protocoles et n’aperçoit par ailleurs aucun motif d’ordre public justifiant de poursuivre l’examen de la requête (article 37 § 1 in fine de la Convention). En conséquence, il convient de rayer l’affaire du rôle. Par ces motifs, la Cour, à l’unanimité, Décide de rayer la requête du rôle. Santiago Quesada   Josep Casadevall   Greffier   Président  Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;DECISIONS;ADMISSIBILITY;FRA;FRE
- Formation
- 6
- Dispositif
- Radiation
- Date
- 23 juin 2009
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CE:ECHR:2009:0623DEC002441604