CEDHCASELAW;DECISIONS;ADMISSIBILITYCOM;FRA;FRE26
CEDH · CASELAW;DECISIONS;ADMISSIBILITYCOM;FRA;FRE — 19 mars 2019
- ECLI
- ECLI:CE:ECHR:2019:0319DEC002292709
- Date
- 19 mars 2019
- Publication
- 19 mars 2019
droits fondamentauxCEDH
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulRésumé structuré
version préliminaireFaits
Non déterminable à partir du texte fourni.
Procédure
Non déterminable à partir du texte fourni.
Question juridique
Non déterminable à partir du texte fourni.
Solution
source officielleIrrecevable
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Analyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
.s800EAC49 { font-size:12pt } .sFE10DC93 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-align:center } .sBB9EE52A { font-family:Arial } .s2EF17D91 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-align:center; font-size:2pt } .s5E1364CA { margin-top:0pt; margin-bottom:12pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid; font-size:14pt } .s8229ABDD { margin-top:0pt; margin-bottom:12pt; text-align:center } .s83BE5C30 { font-family:Arial; font-size:8pt; vertical-align:super } .s7E985A65 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt; font-size:1pt } .s9793A85B { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt } .sCB9E0544 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-align:left } .sB9D5CABB { width:28.35pt; display:inline-block } .sA36B60A1 { font-family:Arial; font-style:italic } .sD3B63DAD { margin-top:36pt; margin-bottom:12pt; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid; font-size:14pt } .sA8776625 { margin-top:18pt; margin-left:29.2pt; margin-bottom:12pt; text-indent:-17.6pt; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s29100277 { font-family:Arial; font-weight:bold } .s72C8F48C { margin-top:12pt; margin-left:36.6pt; margin-bottom:6pt; text-indent:-15.05pt; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s39A7D870 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s4B243ECC { margin-top:12pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s8BA86F1C { margin-top:12pt; margin-left:14.2pt; margin-bottom:0pt; page-break-after:avoid } .sF7A4323 { margin-top:36pt; margin-bottom:0pt; text-align:left } .s5362FFEB { width:4.87pt; display:inline-block } .s86BE5004 { width:224.57pt; display:inline-block } .s294F11C8 { width:3.2pt; display:inline-block } .sCDCD82F9 { width:222.56pt; display:inline-block } .s32563E28 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt } .s76CF415B { page-break-before:always; clear:both } .s4ACA9207 { page-break-before:always; clear:both; mso-break-type:section-break } .s68C46B95 { margin-top:36pt; margin-bottom:12pt; text-align:center } .s3F59B822 { font-family:Arial; font-weight:bold; text-transform:uppercase } .sCF71F55 { width:100%; border-collapse:collapse } .s745D60E8 { width:4.94%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .s2EB42ED2 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; font-size:10pt } .sEECE831 { font-family:Arial; font-weight:bold; color:#474747 } .s67D5986A { font-family:Arial; font-size:6.67pt; font-weight:bold; vertical-align:super; color:#474747 } .s328051F2 { width:12.42%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .s3DA62232 { width:14.04%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .sB7144DDE { width:28.7%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .sE5627FA5 { width:22.9%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .s5977794E { width:17%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .sAE3C90DD { width:4.94%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .sC04F2D82 { width:12.42%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s1989B891 { width:14.04%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s3EDD76B5 { width:28.7%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s9B7A7BB6 { width:22.9%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s820C353E { width:17%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s85226119 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-align:justify; font-size:10pt }     DEUXIÈME SECTION DÉCISION Requête n o 22927/09 Maric CODREANU contre la République de Moldova et 23 autres requêtes (voir liste en annexe)   La Cour européenne des droits de l’homme (deuxième section), siégeant le 19 mars 2019 en un comité composé de   :   Ivana Jelić, présidente,   Valeriu Griţco,   Darian Pavli, juges, et de Hasan Bakırcı, greffier adjoint de section , Vu les requêtes susmentionnées introduites aux dates indiquées dans le tableau joint en annexe, Après en avoir délibéré, rend la décision suivante   : EN FAIT 1.     La liste des parties requérantes figure en annexe. 2.     Le gouvernement moldave («   le Gouvernement   ») a été représenté par son agent. 3.     Dans la requête n o 74514/11, le gouvernement russe, qui s’était prévalu de son droit d’intervenir en vertu de l’article 36 de la Convention, a été représenté par son agent. A.     Les circonstances de l’espèce 4.     Les faits de la cause, tels qu’ils ont été exposés par les parties, peuvent se résumer comme suit. 5.     Les requérants sont ou étaient incarcérés (voir la liste en annexe) dans des lieux de détention en Moldova. Dans leurs requêtes, ils dénoncent les conditions de leur détention qu’ils décrivent en détail. B.     Le droit interne et les textes pertinents 6.     Le 1 er janvier 2019, des modifications au code de procédure pénale, introduites par les lois n o 163 du 20 juillet 2017 et n o 272 du 29   novembre 2018, sont entrées en vigueur. Elles prévoient la mise en place d’un nouveau recours préventif et compensatoire pour se plaindre des mauvaises conditions de détention. 7 .     Selon ces nouvelles dispositions, les personnes qui ont une requête pendante devant la Cour européenne des droits de l’homme, relative aux conditions de leur détention, peuvent exercer, dans un délai de quatre mois à partir du 1 er   janvier 2019, le recours susmentionné. 8.     Le droit et les documents internes pertinents ainsi que les textes du Conseil de l’Europe sont énoncés dans Draniceru c. République de Moldova ((déc.), n o 31975/15, §§ 10-19, 12 février 2019). GRIEFS 9.     Invoquant l’article 3 de la Convention, les requérants se plaignent des conditions matérielles de leur détention, qu’ils qualifient de contraires à cette disposition. 10.     À l’exception des requérants dans les requêtes n os   33199/11 et 60589/13, ils dénoncent également une absence de recours interne effectif, au sens de l’article 13 de la Convention, pour faire valoir leurs droits énoncés à l’article 3 de la Convention. EN DROIT A.     Sur la jonction des requêtes 11.     Compte tenu de la similitude des requêtes, la Cour estime approprié de les examiner conjointement en une seule décision, en application de l’article 42 § 1 de son règlement. B.     Sur le grief tiré de l’article 3 de la Convention 1.     Création d’une nouvelle voie de recours interne 12.     La Cour note que, depuis le 1 er janvier 2019, les justiciables peuvent exercer un nouveau recours pour dénoncer les conditions de leur détention. Dans sa récente décision Draniceru (décision précitée, §§ 26-41), elle a analysé les dispositions relatives à ce recours et s’est prononcée sur son efficacité. Il en ressort ce qui suit. 13.     Le nouveau recours comprend un volet préventif et un autre compensatoire. Pour ce qui est du premier, le juge d’instruction saisi par une personne condamnée peut, s’il estime la plainte fondée, ordonner à l’établissement pénitentiaire de redresser la situation dans un délai maximal de quinze jours et, à l’issue de ce délai, l’administration pénitentiaire doit informer le juge des mesures concrètes prises. Quant au volet compensatoire, le juge peut   : a)     disposer la réduction de la peine du condamné, à raison de un à trois jours de remise de peine pour dix jours de détention dans des conditions inadéquates, et b)     lorsque la remise de peine n’est pas suffisante pour dédommager le condamné ou lorsque la détention dans des conditions inadéquates est inférieure à dix jours, octroyer au condamné un dédommagement pécuniaire d’un montant maximal de deux unités conventionnelles, soit 100 lei moldaves (environ 5,10 euros selon le taux de change officiel en vigueur au 1 er janvier 2019), pour chaque jour de détention dans des conditions inadéquates. 14.     Les personnes détenues non condamnées peuvent être dédommagées par le tribunal qui fixe l’éventuelle peine privative de liberté, selon la formule suivante   : deux jours de remise de peine pour un jour de détention provisoire dans de mauvaises conditions. Dans le cas de figure où la remise de peine ne peut pas être appliquée, le prévenu/l’accusé peut engager une action civile pour être dédommagé. 15.     La Cour rappelle avoir déjà estimé que la nouvelle voie de recours instaurée en République de Moldova pouvait a priori être considérée comme effective et qu’elle présentait, en principe, des perspectives de redressement approprié des violations de la Convention résultant des mauvaises conditions de détention ( Draniceru , décision précitée, § 41). 2.     Épuisement de la nouvelle voie de recours interne 16.     La Cour rappelle que les principes pertinents applicables en matière d’épuisement des voies de recours internes instaurés à la suite d’un arrêt pilote sont désormais bien établis (voir, parmi beaucoup d’autres, Demopoulos et autres c. Turquie (déc.) [GC], n os 46113/99 et 7 autres, §§   69-70 et 87-88, CEDH 2010, Stella et autres c. Italie (déc.), n os 49169/09 et autres, §§ 38-41, 16   septembre 2014, et Domján c. Hongrie (déc.), n o   5433/17, §§ 31-34, 14   novembre 2017). Il résulte notamment de cette jurisprudence que, même si l’épuisement des voies de recours internes s’apprécie en principe à la date d’introduction de la requête devant la Cour, cette règle souffre des exceptions qui peuvent se justifier par les circonstances d’une affaire donnée, en particulier lorsqu’une voie de recours a été instaurée à la suite d’un arrêt pilote de la Cour. 17.     La Cour a déjà estimé que le nouveau recours en matière de conditions de détention introduit dans l’ordre juridique moldave était a   priori effectif, qu’il était justifié d’appliquer l’exception au principe de l’épuisement des voies de recours internes, et que les justiciables devaient l’exercer ( Draniceru , décision précitée, §§ 41, 43-44). 18.     Se tournant vers la présente affaire, la Cour note que le nouveau recours est ouvert aux requérants et que ceux-ci peuvent l’exercer dans un délai de quatre mois à partir du 1 er   janvier 2019. 19.     À la lumière de ce qui précède, elle considère que les intéressés, pour autant qu’ils allèguent avoir été incarcérés dans des conditions contraires à l’article 3 de la Convention, doivent se prévaloir du nouveau recours en question afin d’obtenir au niveau national la reconnaissance de la violation et, le cas échéant, une compensation adéquate. En même temps, elle précise que, s’ils n’obtiennent pas gain de cause au niveau national, il leur sera loisible d’introduire une nouvelle requête devant la Cour dans un délai de six mois après l’épuisement de la nouvelle voie de recours ( Draniceru , décision précitée, § 45). 20.     La Cour précise encore une fois qu’elle se réserve la possibilité d’examiner la cohérence de la jurisprudence des juridictions internes avec sa propre jurisprudence ainsi que l’effectivité des recours tant en théorie qu’en pratique. En tout état de cause, la charge de la preuve concernant l’effectivité des recours pèsera alors sur l’État défendeur ( ibidem , § 46). 21.     Il s’ensuit que le grief des requérants tiré des conditions inadéquates de détention doit être rejeté pour non-épuisement des voies de recours internes, en application de l’article 35 §§ 1 et 4 de la Convention. C.     Sur le grief tiré de l’article 13 de la Convention 22.     La Cour a déjà jugé que le nouveau recours est en principe effectif au sens de l’article 35 § 1 de la Convention ( Draniceru , décision précitée, §   41). Compte tenu du lien entre cette disposition et l’article 13 de la Convention, elle estime que ce constat est également valable à l’égard du présent grief ( ibidem , § 49). 23.     Partant, la Cour estime que ce grief est manifestement mal fondé et qu’il doit être rejeté, en application de l’article 35 §§ 3 a) et 4 de la Convention.   Par ces motifs, la Cour, à l’unanimité, Décide de joindre les requêtes   ; Déclare les requêtes irrecevables. Fait en français puis communiqué par écrit le 28 mars 2019.   Hasan Bakırcı   Ivana Jelić   Greffier adjoint   Présidente ANNEXE N o Requête n o Introduite le Requérant Date de naissance Lieu de résidence Nationalité Représenté par Griefs invoqués 1. 22927/09 28/04/2009 Maric CODREANU 17/06/1984 Chișinău moldave Veaceslav ŢURCAN Articles 3 et 13 2. 33199/11 19/05/2011 Liubomir DUDULICA 30/01/1979 Chișinău moldave Ian DOGOTARI Article 3 3. 45042/11 14/07/2011 Dumitru SPATARI 04/06/1971 Rezina moldave   Articles 3 et 13 4. 74514/11 14/11/2011 Valeriy SHISHANOV 12/01/1952 Omsk russe Oxana SHISHANOVA Articles 3 et 13 5. 39413/12 04/06/2012 Sergiu FLOCEA 28/10/1981 Taraclia moldave   Articles 3 et 13 6. 48500/13 05/07/2013 Alexandr BALAKIN 11/09/1962 Taraclia moldave Angela BALAN Articles 3 et 13 7. 60589/13 06/09/2013 Ion ZESTREA 10/01/1974 Vorniceni moldave Vadim VIERU Article 3 8. 68118/13 28/08/2013 Anatolie FLOREA 26/05/1963 Chișinău moldave Anatolie CEACHIR Articles 3 et 13 9. 16199/14 05/02/2014 Vladislav BÎCU 08/09/1981 Seleștea Nouă moldave Andrei DONICĂ Articles 3 et 13 10. 28818/14 03/04/2014 Valentin RADUCAN 24/07/1968 Chișinău moldave Eduard MARKOV Articles 3 et 13 11. 50435/14 25/06/2014 Liuba CERBU 06/09/1969 Chișinău Moldave   Dumitru HAREA Articles 3 et 13 12. 53966/14 01/10/2014 Oleg BOJENIN 13/02/1980 Rezina moldave   Articles 3 et 13 13. 68561/14 09/10/2014 Ion ZESTREA 10/01/1974 Vorniceni moldave   Articles 3 et 13 14. 24997/15 12/05/2015 Stepan PASCAL 27/10/1978 Chișinău moldave   Articles 3 et 13 15. 40155/15 03/08/2015 Ion ȚÎGĂNAȘU 06/04/1986 Chișinău moldave Vladimir KOVALI Articles 3 et 13 16. 61433/15 03/12/2015 Constantin VIHODCENCO 10/08/1979 Chișinău moldave Alexei CROITOR Articles 3 et 13 17. 5538/16 19/02/2016 Andrei SAVIN 08/04/1957 Chișinău Moldave   Vladimir MOCREAC Articles 3 et 13 18. 9333/16 25/07/2016 Radu MUNTEANU 04/05/1975 Soroca moldave   Articles 3 et 13 19. 10303/16 11/11/2015 Oleg PANCEHA 26/06/1972 Lipcani moldave, roumain   Articles 3 et 13 20. 11029/16 19/02/2016 Nicolae BULGAC 16/05/1973 Cuhureștii de Jos moldave   Articles 3 et 13 21. 11040/16 15/02/2016 Simion JEREGHI 29/07/1982 Chișinău moldave Vadim VIERU Articles 3 et 13 22. 16466/16 28/04/2016 Maxim TOLOCICHIN 28/07/1987 Cricova moldave Vladimir MOCREAC Articles 3 et 13 23. 53677/16 06/09/2016 Vitalie GROZA 08/01/1964 Chișinău Moldave   Vitalie ZAMĂ Articles 3 et 13 24. 57612/16 26/09/2016 Marin CERNEI 28/12/1977 Soroca moldave   Articles 3 et 13  Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;DECISIONS;ADMISSIBILITYCOM;FRA;FRE
- Formation
- 26
- Date
- 19 mars 2019
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CE:ECHR:2019:0319DEC002292709
Données disponibles
- Texte intégral