CEDHCASELAW;RESOLUTIONS;EXECUTION;ENG17
CEDH · CASELAW;RESOLUTIONS;EXECUTION;ENG — 6 décembre 2012
- ECLI
- ECLI:CEDH:001-116531
- Date
- 6 décembre 2012
- Publication
- 6 décembre 2012
droits fondamentauxCEDH
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source officielleInformation given by the government concerning measures taken to prevent new violations. Payment of the sums provided for in the judgment
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Texte intégral
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Patoux contre France (n o 35079/06) Arrêt du 14 avril 2011 devenu définitif le 14 juillet 2011   Bilan d’action du gouvernement français   Cette affaire concerne une violation de l’article 5§4 de la Convention qui garantit que toute personne privée de sa liberté par arrestation ou détention a le droit d’introduire un recours devant un tribunal, afin qu’il statue à bref délai sur la légalité de sa détention.   La Cour a considéré que le juge des libertés et de la détention, qui a mis 46 jours pour se prononcer sur la demande de mainlevée de la mesure d’hospitalisation d’office ordonnée par le Préfet de l’Oise à l’égard de Mme Patoux, n’avait, ce faisant, pas respecté l’exigence de "bref délai" posée par l’article 5§4. La Cour a pris en compte le fait que l’audition de la requérante s’était déroulée plus de vingt jours après la saisine du juge des libertés et que la seconde audition s’était tenue 7 jours après le dépôt du rapport d’expertise qui avait été ordonné.                    Mesures de caractère individuel                   Le paiement de la satisfaction équitable La Cour a alloué à Mme Patoux une satisfaction équitable d’un montant de 5   000 euros au titre du préjudice moral et de 2 500 euros au titre des frais et dépens. La somme totale de 7   521.58 euros, dont 21.58 euros au titre des intérêts moratoires, a été payée le 28 octobre 2010.   2.   Les autres mesures éventuelles Dans son arrêt, la Cour a indiqué qu’elle n’apercevait pas de lien de causalité entre la violation constatée et le dommage matériel allégué. Elle a ainsi rejeté la demande formée à ce titre. Quant au dommage moral, il a été réparé par l’octroi de la satisfaction équitable précitée. Le gouvernement estime en conséquence qu’aucune autre mesure individuelle n’est nécessaire.                   Mesures de caractère général   1.   Sur la diffusion Il convient de noter que les autorités françaises publient systématiquement les arrêts de la Cour européenne et les diffusent aux autorités concernées. Cet arrêt a été notamment communiqué au ministère de la justice et publié à l’Observatoire du droit européen de la Cour de cassation. Par ailleurs, il est disponible par l’intermédiaire du site grand public d’accès au droit Légifrance . Il a également été publié dans de nombreuses revues juridiques (Revue de la Semaine Juridique Administrations et Collectivités territoriales n o 17, 26 Avril 2011   ; Droit de la famille n o 6, Juin 2011).   2.   Sur les autres mesures générales La loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge ainsi que le décret du 18 juillet 2011 relatif à la procédure judiciaire de mainlevée ou de contrôle des mesures de soins psychiatriques ont modifié les dispositions du Code de santé publique afin de garantir l’examen à bref délai par le juge des libertés et de la détention des demandes de mainlevée.   L’article 1 de la loi du 5 juillet modifiant l’article L. 3211-12 du code de santé publique dispose en effet que «   le juge des libertés et de la détention dans le ressort duquel se situe l’établissement d’accueil peut être saisi, à tout moment, aux fins d’ordonner, à bref délai, la mainlevée immédiate d’une mesure de soins psychiatriques   ». L’article R 3211-16 du décret du 18 juillet 2011 précise que «   L’ordonnance du juge est rendue dans un délai de douze jours à compter de l’enregistrement de la requête au greffe. Ce délai est porté à vingt-cinq jours si une expertise est ordonnée .   » Par ailleurs, dans les cas où une expertise est nécessaire, les experts remettent leur rapport dans le délai fixé par le juge, qui ne peut excéder quinze jours suivant leur désignation (article L. 3211-13 du code de la santé publique). Passé ce délai de 15 jours, le juge statue immédiatement.                 Conclusions de l’Etat défendeur Le gouvernement considère que toutes les mesures nécessaires en vue de l’exécution de l’arrêt de la Cour ont été prises, et que la France a par conséquent rempli ses obligations en vertu de l’article 46, paragraphe   1, de la Convention. [1] Adopted by the Committee of Ministers on 6 December 2012 at the 1157th Meeting of the Ministers’ Deputies. [2] French onlyCitations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;RESOLUTIONS;EXECUTION;ENG
- Formation
- 17
- Date
- 6 décembre 2012
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:001-116531
Données disponibles
- Texte intégral