CEDHCASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
CEDH · CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE — 17 mai 2019
- ECLI
- ECLI:CEDH:001-193662
- Date
- 17 mai 2019
droits fondamentauxCEDH
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A.     Les circonstances de l’espèce 2.     Les faits de la cause, tels qu’ils ont été exposés par les requérants, peuvent se résumer comme suit. 1.     La genèse de l’affaire 3.     Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, un groupe de personnes appartenant aux forces armées turques, dénommé «   le Conseil de la paix dans le pays   », fit une tentative de coup d’État militaire afin de renverser l’Assemblée nationale, le gouvernement et le président de la République démocratiquement choisis. Durant la tentative de coup d’État, les putschistes bombardèrent plusieurs bâtiments stratégiques de l’État, y compris l’Assemblée nationale et le complexe présidentiel, attaquèrent l’hôtel où se trouvait le président de la République, prirent en otage le chef d’état-major, attaquèrent également des stations de télévision et tirèrent sur des manifestants. Au cours de cette nuit marquée par des violences, plus de 250   personnes furent tuées et plus de 2   500 personnes blessées. 4.     Au lendemain de la tentative de coup d’État militaire, les autorités nationales accusèrent le réseau de Fetullah Gülen, un citoyen turc résidant en Pennsylvanie (États-Unis d’Amérique), considéré comme étant le chef présumé d’une organisation appelée «   FETÖ/PDY   » («   Organisation terroriste güleniste / Structure d’État parallèle   »). Par la suite, plusieurs enquêtes pénales furent engagées par les parquets compétents contre des membres présumés de cette organisation. 5.     Le 16 juillet 2016, le Conseil des juges et procureurs ( Hakimler ve Savcılar Kurulu , «   le HSK   ») suspendit 2   735 magistrats, dont une partie des requérants, de leurs fonctions pour une période de trois mois, en application des articles 77 § 1 et 81 § 1 de la loi n o 2802, au motif qu’il existait de forts soupçons qu’ils étaient membres de l’organisation terroriste qui avait entrepris la tentative de coup d’État et que leur maintien en fonction porterait atteinte au bon déroulement de l’enquête, ainsi qu’à l’autorité et à la réputation du pouvoir judiciaire. Pour ce faire, le HSK s’est appuyé sur les informations et documents contenus dans les dossiers d’investigation qui lui avaient été transmis avant la tentative de coup d’État, ainsi que sur les informations obtenues par suite de recherches réalisées par les services de renseignements. 6.     Le 20 juillet 2016, le gouvernement déclara l’état d’urgence pour une période de trois mois à partir du 21 juillet 2016, état d’urgence qui fut ensuite prolongé de trois mois en trois mois par le Conseil des ministres. 7.     Le 21 juillet 2016, les autorités turques notifièrent au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe une dérogation à la Convention au titre de l’article   15. 8.     Pendant la période d’état d’urgence, le Conseil des ministres adopta plusieurs décrets-lois en application de l’article 121 de la Constitution. L’un de ces textes, le décret ‑ loi n o 667, publié au Journal officiel le 23   juillet 2016, prévoyait notamment en son article 3 que le HSK était habilité à révoquer les magistrats qui étaient considérés comme appartenant, affiliés ou liés à des organisations terroristes ou à des organisations, structures ou groupes pour lesquels le Conseil national de sécurité avait établi qu’ils se livraient à des activités préjudiciables à la sécurité nationale de l’État. 9.     Le 10 août 2016, le HSK suspendit 648 autres magistrats de leurs fonctions, parmi lesquels figuraient une partie des requérants, pour une période de trois mois, pour les mêmes motifs que ceux indiqués dans sa décision du 16 juillet 2016. 10.     Par une décision du 24 août 2016, faisant application de l’article   3 du décret ‑ loi n o   667, le HSK, réuni en assemblée plénière, révoqua 2   847   magistrats, les ayant tous considérés comme appartenant, affiliés ou liés au FETÖ/PDY. Puis, par une décision du 31 août 2016, il révoqua 543   autres magistrats pour le même motif. Les requérants furent ainsi révoqués de leurs fonctions. 11.     Le 18 juillet 2018, l’état d’urgence fut levé. 2.     Situation personnelle des requérants a)     Arrestations et placements en détention provisoire 12.     Le   16 juillet 2016, une instruction pénale fut ouverte par le parquet d’Ankara, bureau des infractions commises contre l’ordre constitutionnel, et notifiées à tous les parquets régionaux et départementaux. Agissant dans le cadre de cette instruction, les parquets concernés ouvrirent, au cours de la tentative de coup d’État ou après, des instructions pénales contre les personnes impliquées dans le putsch et contre celles non directement impliquées mais ayant un lien avec l’organisation FETÖ/PDY, dont certains membres de la magistrature. 13.     Les requérants furent placés en garde à vue, à diverses dates, dans le cadre de ces enquêtes.   À l’issue de leur garde à vue, ils furent traduits devant les juges de paix du lieu de leur arrestation, lesquels ordonnèrent leur placement en détention provisoire. Les juges de paix s’appuyèrent essentiellement sur le fait que les requérants avaient été suspendus de leurs fonctions par le HSK au motif qu’ils étaient membres de l’organisation ayant entrepris le coup d’État, et que le bureau du parquet d’Ankara en charge des infractions commises contre l’ordre constitutionnel avait demandé l’ouverture d’une enquête les concernant. Les juges relevèrent la nature de l’infraction reprochée, l’état des preuves et la peine encourue. Ils notèrent aussi que des enquêtes relatives à la tentative de coup d’État étaient menées à l’échelle du pays, que les déclarations de tous les suspects n’avaient pas été recueillies, et que l’infraction reprochée figurait parmi les infractions «   cataloguées   » énumérées à l’article 100 § 3 du code de procédure pénale («   CPP   »). Les juges estimèrent que le placement en détention provisoire des requérants apparaissait, à ce stade, comme une mesure proportionnée et que le contrôle judiciaire serait insuffisant. 14.     Les oppositions formées par les requérants contre les décisions de placement en détention furent rejetées par d’autres juges de paix, en des termes similaires aux décisions attaquées. b)     Décisions relatives au maintien en détention provisoire et au rejet des recours en opposition 15.     La question du maintien en détention provisoire des requérants fit l’objet d’examens d’office en application de l’article 108 du CPP, prévoyant un examen tous les trente jours. Les juges statuèrent sur les demandes d’élargissement des requérants en même temps que les examens d’office de la détention, ce conformément au paragraphe 1 er , alinéa ç, de l’article 3 du décret-loi n o   668 (paragraphe 32 ci-dessous). 16.     Le plus souvent, les juges de paix ordonnèrent le maintien en détention provisoire des requérants, en même temps que plusieurs autres suspects.   Pour ce faire, ils reprirent essentiellement les motifs indiqués dans les décisions de placement en détention. Ils relevèrent qu’une grande partie des personnes soupçonnées d’être membre du FETÖ/PDY avaient pris la fuite et qu’elles étaient toujours recherchées. Compte tenu des moyens à disposition de cette organisation et de ses caractéristiques, les juges considérèrent qu’il y avait un risque de fuite, mais aussi un risque de collusion et de récidive. Les juges soulignèrent également la gravité de l’infraction reprochée et le fait que toutes les preuves n’étaient pas encore recueillies, et ils estimèrent que les décisions de maintien en détention étaient en accord avec les informations, les documents et les preuves contenus dans les dossiers d’enquête. Ils ajoutèrent qu’il existait toujours un danger clair et imminent lié à la tentative de coup d’État. Ils estimèrent que la détention apparaissait toujours comme une mesure proportionnée et que le contrôle judiciaire serait insuffisant. Ils précisèrent que les suspects étant d’anciens magistrats, il existait un risque qu’ils tentent d’influencer ou de faire pression sur les magistrats en exercice. 17.     Dans les décisions relatives au maintien en détention provisoire, rendues ultérieurement, les juges de paix s’appuyèrent aussi sur l’utilisation par les intéressés de la messagerie cryptée ByLock ainsi que les déclarations de témoins. 18.     Les oppositions formées par les requérants contre les décisions de maintien en détention furent écartées par des juges de paix, lesquels s’appuyèrent sur des motifs similaires à ceux indiqués dans les décisions précédentes. 19.     Au stade de l’enquête, tant les demandes d’élargissement que les oppositions formées contre les décisions de maintien en détention furent examinées sur dossier, en vertu de l’article 6, paragraphe 1 er , alinéa ı, du décret-loi n o 667 (paragraphe 32 ci-dessous). 20.     À différentes dates, les requérants furent inculpés du chef d’appartenance à une organisation terroriste et les procédures pénales les concernant sont toujours pendantes. 21.     Pendant leur procès, les juridictions de jugement, statuant soit à l’issue des audiences tenues devant elles, soit lors d’examens d’office réalisés entre les audiences, ordonnèrent le maintien en détention provisoire des requérants. Les oppositions formées contre ces décisions furent rejetées. c)     Recours individuels devant la Cour constitutionnelle 22.     Les requérants introduisirent chacun un ou plusieurs recours individuels devant la Cour constitutionnelle.   À des dates différentes, la Cour constitutionnelle déclara ces recours irrecevables. Ainsi qu’il ressort de ces décisions, les différents griefs présentés par les requérants furent déclarés irrecevables pour les motifs suivants. 23.     Pour ce qui est de la régularité du placement en détention provisoire des requérants, la haute juridiction releva que, d’après les actes d’accusation et/ou les dossiers d’enquête, les requérants étaient utilisateurs de la messagerie ByLock. Elle estima que, compte tenu des caractéristiques de cette application, l’on pouvait accepter que l’utilisation de cette dernière ou son téléchargement en vue de son utilisation pussent être considérés par les autorités d’enquête comme une preuve quant à l’existence d’un lien avec le FETÖ/PDY. Elle se référa à cet égard à son arrêt Aydın Yavuz et autres, rendu le 20 juin 2017. En conséquence, elle jugea que, étant donné les caractéristiques de la messagerie en cause, l’on ne pouvait aboutir à la conclusion que, en admettant que l’utilisation de cette application par les requérants fût considéré, suivant les circonstances de l’affaire, comme une «   preuve forte   » de la commission de l’infraction d’appartenance au FETÖ/PDY, les autorités d’enquête ou les tribunaux ayant décidé de la détention avaient suivi une approche infondée et arbitraire. En outre, compte tenu des motifs indiqués dans les décisions de placement en détention et de rejet des oppositions, la Cour constitutionnelle estima qu’on ne saurait alléguer l’absence de motifs de détention ni le caractère disproportionné de cette mesure. Aussi, elle considéra ces griefs comme étant manifestement mal fondés. 24.     Pour autant que les requérants se plaignaient que les juges de paix n’étaient pas indépendants et impartiaux, et que l’examen des recours en opposition par ces mêmes juges les privait d’un recours effectif contre la privation de liberté, la Cour constitutionnelle releva avoir examiné ces griefs dans le cadre de plusieurs affaires   ; prenant en considération les caractéristiques structurelles des juges de paix, elle rappela avoir considéré ces griefs manifestement mal fondés. La Cour constitutionnelle estima qu’il n’y avait, dans la situation des requérants, aucune raison de parvenir à une conclusion différente.   Elle déclara également irrecevables les griefs tirés de la méconnaissance de certaines garanties procédurales liées à la profession de magistrat, ainsi que les griefs tirés de l’incompétence du juge de paix pour décider du placement en détention, comme étant manifestement mal fondés. Compte tenu de la nature de l’infraction reprochée et de la manière dans celle-ci avait été commise, la haute juridiction considéra qu’il y avait lieu d’accepter la compétence des juges de paix ayant ordonné le placement en détention des requérants, et elle ne releva aucune erreur d’appréciation ou arbitraire. 25.     S’agissant de l’absence d’audience lors de l’examen de la détention, la Cour constitutionnelle estima qu’il n’y avait aucune raison de se départir de son arrêt de principe Aydın Yavuz et autres , dans laquelle elle avait estimé que l’absence d’audience lors de l’examen de la détention, pendant une période d’environ neuf mois, n’avait pas enfreint le droit à la liberté et à la sûreté. Elle considéra donc que ces griefs étaient manifestement mal fondés. 26.     Quant à la restriction d’accès au dossier d’enquête, la Cour constitutionnelle considéra, après examen des procès-verbaux d’audition, des décisions relatives à la détention, des requêtes relatives à la contestation de la détention déposées par les requérants ou leurs avocats, et des documents et informations présents dans le dossier d’enquête, que les requérants avaient été informés des éléments ayant constitué le fondement principal de la détention, qu’ils avaient suffisamment eu connaissance de leur contenu et qu’ils s’étaient vu offrir la possibilité de contester leur détention. Aussi, elle considéra ces griefs comme étant manifestement mal fondés aussi. 27.     Pour ce qui est de la régularité du placement en garde à vue ainsi que de la durée de celle-ci, s’appuyant sur sa jurisprudence bien établie en la matière, la Cour constitutionnelle déclara ces griefs irrecevables pour non-épuisement du recours indemnitaire prévu par l’article   141 du CPP. 28.     La Cour constitutionnelle rejeta le restant des griefs au motif que les requérants n’avaient pas épuisé les voies de recours internes qui s’offrait à eux. B.     Le droit et la pratique internes pertinents 29.     Le droit et la pratique interne pertinent sont exposés dans l’arrêt Alparslan Altan c. Turquie (n o   12778/17, §§46-64, 16 avril 2019). 30.     Selon l’article 82 de la loi n o   2802, l’ouverture d’une enquête préliminaire ( inceleme ) ou d’une instruction ( soruşturma ) à l’égard des juges et procureurs pour les infractions commises dans l’exercice des fonctions ou pendant l’exercice des fonctions est subordonnée à l’autorisation du ministère de la Justice et le placement en détention est décidé par la juridiction compétente pour statuer sur le fond de l’affaire. Toutefois, selon l’article 94 de la même loi, en cas de flagrant délit relevant de la compétence des cours d’assises ( ağır ceza mahkemesinin görevine giren suçüstü hâllerinde ), l’instruction est menée selon les règles du droit commun. 31.     Deux décrets-lois successifs (n o 667 et n o 668), respectivement entrés en vigueur le 23 juillet et le 27 juillet 2016, ont apporté des modifications quant à certains actes d’enquête et de procédure. Ainsi, selon l’article   6, paragraphe   1 er , alinéa ı, du décret-loi n o 667, la question du maintien en détention, l’opposition formée contre une détention et les demandes de mise en liberté peuvent être examinées sur dossier. Selon le paragraphe   1 er , alinéa   ç, de l’article 3 du décret-loi n o 668, les demandes de mise en liberté présentées par un détenu sont examinées sur dossier au moment de l’examen d’office réalisé tous les trente jours en application de l’article   108 du CPP. GRIEFS 32.     Les requérants présentent dans leurs requêtes plusieurs griefs tirés de l’article 5 de la Convention. - certains requérants affirment avoir été placés en détention provisoire en méconnaissance des garanties procédurales prévues en droit interne pour les magistrats, -     certains requérants se plaignent d’avoir été placés en détention provisoire en l’absence de soupçons quant à la commission de l’infraction reprochée et dénoncent l’absence de motifs pertinents et suffisants, -     certains requérants soutiennent que la durée de leur détention provisoire est excessive, -     certains requérants se plaignent de l’absence d’audience lors des examens de la détention, de la non-communication de l’avis du procureur de la République à ces occasions et de la restriction d’accès au dossier d’enquête, -     certains requérants allèguent le manque d’indépendance et d’impartialité des juges de paix qui se sont prononcés sur leur détention, et dénoncent le fait que les oppositions sont aussi examinées par des juges de paix, et non par une juridiction supérieure, -     certains requérants se plaignent du fait que leurs demandes d’élargissement ainsi que les oppositions formées par eux n’aient pas été examinées ou qu’elles aient été examinées tardivement, -     certains requérants se plaignent que les décisions de maintien en détention ne leur ont pas été notifiées ou notifiées tardivement, de sorte qu’ils n’ont pas pu former opposition contre ces décisions, -     certains requérants se plaignent de n’avoir pas bénéficié d’une assistance effective d’un avocat et des facilités nécessaires pour contester leur détention, -     certains requérants dénoncent le délai mis par la Cour constitutionnelle pour examiner leurs recours individuels, -     enfin, certains requérants dénoncent l’absence d’un recours pour obtenir réparation. QUESTIONS AUX PARTIES Sur la base des griefs communiqués selon la liste en annexe   1.     a)     Les placements en détention provisoire des requérants ont-ils eu lieu «   selon les voies légales   », notamment dans le respect des garanties procédurales reconnues aux magistrats en droit interne   ? b)     Peut-on considérer que les requérants ont été placés en détention sur la base de «   raisons plausibles de soupçonner   » qu’ils avaient commis une infraction (voir, notamment, Fox, Campbell et Hartley c. Royaume-Uni , 30   août 1990, §   32, série A n o 182)   ? Les parties sont notamment invitées à répondre à cette question en tenant compte, -     d’une part, de l’article 100 du code de procédure pénale, lequel exige «   des preuves concrètes qui démontrent l’existence de forts soupçons   » quant à la commission de l’infraction reprochée, -     d’autre part, du fait que la Cour constitutionnelle a fondé l’existence de soupçons plausibles sur des éléments de preuve qui aurait été découverts postérieurement à la décision de placement en détention des requérants.   2.     Peut-on considérer que les magistrats ayant ordonné le placement en détention provisoire des requérants et ayant examiné les oppositions formées contre cette mesure ont rempli leur obligation de fournir des motifs pertinents et suffisants à l’appui de la privation de liberté en question (voir, notamment, Buzadji c. République de Moldova [GC], n o   23755/07, §   102, CEDH 2016 (extraits))   ?   3.     La durée de la détention provisoire subie par les requérants est-elle compatible avec la condition de jugement dans un «   délai raisonnable   », au sens du paragraphe 3 de l’article 5 de la Convention   ?   4.     Les procédures par le biais desquelles les requérants ont cherché à contester leur détention étaient-elles conformes aux exigences de l’article   5   §   4 de la Convention dans la mesure où les intéressés   : –     se plaignent du manque d’indépendance et d’impartialité des juges de paix appelés à se prononcer sur leur détention, et dénoncent le fait que les oppositions sont aussi examinées par des juges de paix, –     allèguent une atteinte au principe de l’égalité des armes, aux motifs que leurs demandes d’élargissement et leurs oppositions ont été examinées sans audience, sur la base du seul dossier, et que l’avis du procureur ne leur a pas été communiqué, –     soutiennent que, en raison de l’impossibilité d’accéder aux pièces du dossier, ils ont été empêchés de contester efficacement leur détention, –     se plaignent du fait que leurs demandes d’élargissement et les oppositions formées par eux n’aient pas été examinées ou qu’elles aient été examinées tardivement, –     soutiennent que les décisions de maintien en détention ne leur ont pas été notifiées ou notifiées tardivement, de sorte qu’ils n’ont pas pu former opposition contre ces décisions, –     se plaignent de n’avoir pas bénéficié de l’assistance effective d’un avocat et de facilités pour contester leur détention, –     enfin, dénoncent le délai mis par la Cour constitutionnelle pour examiner leurs recours individuels.   5.     Les requérants avaient-ils, comme l’exige l’article   5 §   5 de la Convention, un droit effectif et sanctionnable en justice à obtenir réparation pour leur détention, qu’il estime contraire à l’article 5 §§ 1, 2, 3, 4   ? ANNEXE LISTE DES GRIEFS À COMMUNIQUER POUR CHAQUE REQUÊTE N os N os des requêtes Noms   et   prénoms Dates   d’introduction Griefs à communiquer   60065/16 Selçuk ALTUN 17/10/2016   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants     64251/16 Fatih ACAR 03/11/2016   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Restriction d’accès au dossier d’enquête     73507/16 Ali Efendi PEKSAK 11/11/2016   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire   Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   73704/16 Şeyhmus YILMA 09/11/2016   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire   Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   75794/16 Hasan DEMİRTAŞ 30/11/2016   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire   Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête   Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités     75805/16 Ersin TURAN 24/11/2016   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Restriction d’accès au dossier d’enquête Absence de recours indemnitaire Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   1179/17 Gürhan ARSLAN 01/12/2016   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Absence de recours indemnitaire Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   6556/17 Muhammet Ali KAŞIKÇI 20/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   11888/17 Bekir KÜÇÜK 06/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel   12991/17 Kemalettin EREL 04/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire Absence d’audience lors de l’examen de la détention Non-communication de l’avis du procureur Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   13875/17 Yusif Ziya POLATER 09/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix   14126/17 İlker ÇETİN 06/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Absence d’audience lors de l’examen de la détention   15011/17 Aziz ULUPINAR 02/02/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   15048/17 Mehmet KARADEMİR 19/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de l’avis du procureur Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   15066/17 Bahadır KILINÇ 16/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités     15098/17 Yusuf ALTINTAŞ 02/02/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Absence de recours indemnitaire Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   15124/17 Atilla ULUPINAR 19/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   15290/17 Erdem DALKILIÇ 17/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   15494/17 Bayram HAMURCU 16/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence de recours indemnitaire   23679/17 Ramazan ÇAYLI 12/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   25324/17 Ali ÇÖKELEZ 24/03/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   27060/17 Üzeyir ŞENDİL 17/03/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire Restriction d’accès au dossier d’enquête   27430/17 Erkan DEMİR 08/03/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire   28551/17 Bircan CİHANGİROĞLU 29/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix   28570/17 Necati MİRALAY 16/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants   29073/17 Halil MERCAN 05/06/2018   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   31217/17 Metin EFE 22/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Restriction d’accès au dossier d’enquête   31681/17 Akar KARASU 28/02/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   33987/17 Halil İbrahim KAYI 17/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de l’avis du procureur Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   34014/17 Erdal KILIÇ 24/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Restriction d’accès au dossier d’enquête   34028/17 Serdar YILMAZ 23/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Restriction d’accès au dossier d’enquête   34038/17 Mutahhar ÖZLÜK 13/03/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   34357/17 Kasım GÜNDÜZ 18/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   36845/17 Uğur AĞRI 10/01/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix   39593/17 Mustafa KÖKSAL 22/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire   40053/17 Murat GÖLYERİ 16/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants   40091/17 Nurullah YAMALI 04/05/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire   40097/17 Metin ÇOKMUTLU 05/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Restriction d’accès au dossier d’enquête   40277/17 Enver EVREN 28/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel   40565/17 Gökhan ÖZEN 15/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Restriction d’accès au dossier d’enquête   40937/17 Ömer KAYA 27/02/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   41286/17 Tahir AYDOGMUS 31/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de l’avis du procureur   41525/17 Mustafa ÖZKAN 13/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence de recours indemnitaire   41770/17 Vedat ÖRER 07/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   41772/17 Tahsin TOSUN 29/12/2016   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Absence de recours indemnitaire Non-communication de l’avis du procureur Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   41886/17 Gökhan ALKAN 06/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Absence de recours indemnitaire Non-communication de décisions relatives à la détention   42314/17 Kenan TOSUN 18/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   43668/17 Hasan Ali TEKE 20/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   43681/17 Çetin KOÇAK 03/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions   43710/17 Hasan DELİVELİ 31/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Non-communication de décisions relatives à la détention   43715/17 Zafer AYDIN 04/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête   43733/17 Abdullah ŞAM 09/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire Non-communication de décisions relatives à la détention   43753/17 İsmail EKEN 09/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   43958/17 Tarık GÜR 20/02/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   44833/17 İbrahim YALVAÇ 02/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   44867/17 İsmail GÜVENÇ 24/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   44881/17 Bahtiyar KIZIL 22/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Non-communication de décisions relatives à la détention   44907/17 Cemalettin YALIM 03/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix   45079/17 Muhammed Arif DANIŞ 11/04/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Non-communication de décisions relatives à la détention   45080/17 Mustafa AKGÜL 04/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   45129/17 Mehmet BAHADIR 23/06/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Restriction d’accès au dossier d’enquête   46907/17 Ömer Faruk KURŞUN 20/02/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Durée de la détention provisoire Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix   46938/17 İshak TUFANOĞLU 23/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Non-communication de décisions relatives à la détention Défaillances liées à l’assistance avocat/autres facilités   47014/17 Atilla RAHMAN 15/03/2017   Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Défaut d’examen à bref délai du recours constitutionnel   47039/17 Gürcan ACAR 22/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Durée de la détention provisoire   47043/17 Saban GÜVEN 24/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Absence d’audience lors de l’examen de la détention Restriction d’accès au dossier d’enquête   47050/17 Sungur Alp TOPTAŞ 16/03/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne   48156/17 Şenol DEMİR 04/05/2017   Placement en détention   : méconnaissance du droit interne Absence de raisons plausibles/motifs pertinents et suffisants Manque d’indépendance/d’impartialité des juges de paix Durée de la détention provisoire Défaut/Retard d’examen des demandes d’élargissement/oppositions Absence d’audience lors de l’examen de la détention RestricCitations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
- Date
- 17 mai 2019
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:001-193662
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel