CEDHCASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
CEDH · CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE — 18 mars 2021
- ECLI
- ECLI:CEDH:001-209217
- Date
- 18 mars 2021
- Publication
- 18 mars 2021
droits fondamentauxCEDH
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Texte intégral
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Par la décision   n o   66 de 2007, l’AEEG reprocha à la société requérante de n’avoir pas indiqué dans les factures adressées à ses clients, du moins jusqu’en 2006, quels moyens de paiement, parmi ceux mis à leur disposition, étaient gratuits. La société requérante aurait enfreint l’article 12 § 1 de la décision   n o   55 de 2000 concernant la transparence des documents de facturation de la consommation de l’énergie électrique. La sanction fut confirmée par un arrêt du 3 mai 2010 du Conseil d’État. Invoquant l’article 7 de la Convention, la société requérante se plaint d’un manque de prévisibilité des infractions pour lesquelles elle a été condamnée et de la sanction qui lui a été infligée en application de l’article   2 § 20 c) de la loi de 1995. En outre, elle estime que cette sanction lui a été imposée par le biais d’une présomption quant à l’existence d’un lien de nature intellectuelle propre à déceler un élément de responsabilité dans sa conduite et y voit une violation de l’article 6 § 2 de la Convention QUESTIONS AUX PARTIES 1.     La société requérante a-t-elle qualité pour introduire une requête en application de l’article 34 de la Convention ? En d’autres termes, pouvait-elle être considérée comme une organisation non gouvernementale au sens de l’article 34 de la Convention, compte tenu de son statut juridique, des prérogatives que celui-ci lui confère, de la nature de l’activité qu’elle exerce et du contexte dans lequel s’inscrit celle-ci, ainsi que de son degré d’indépendance par rapport aux autorités publiques ( Radio France et autres c. France (déc.), n o   53984/00, §   26, CEDH 2003‑X, JKP Vodovod Kraljevo c. Serbie (déc.), 57691/09, 16   octobre 2018, State holding company Luganksvugillya c.   Ukraine (déc.), n o   23938/05, 27 janvier 2009) ? Les parties sont notamment invitées à décrire a) le statut juridique de la société requérante   ; b) la nature de l’activité qu’elle exerce et le contexte dans lequel s’inscrit celle-ci et c) le degré d’indépendance vis-à-vis des autorités publiques et ce, notamment par rapport au moment où : i) la sanction a été infligée ; ii) suite à l’arrêt du Conseil d’État, la sanction est devenue définitive   ; iii) la société requérante a introduit la requête devant la Cour   ; iv) à l’heure actuelle.   2.     Compte tenu des «   critères Engel   », l’AEEG a-t-elle statué sur le bien-fondé d’une «   accusation en matière pénale   » dirigée contre la société requérante au sens de l’article 6 et, par conséquent, les dispositions de l’article 6 sont-elles applicables à la procédure devant l’AEEG sous son volet pénal ?   3.     Compte tenu des «   critères Welch   » (voir, notamment, G.I.E.M. S.R.L. et autres c. Italie [GC], n os 1828/06 et 2 autres, §§ 210-232, 28 juin 2018), la sanction infligée par l’AEEG s’analyse-t-elle en une «   peine   » au sens de l’article 7 § 1 de la Convention   ?   4.     La société requérante s’est-elle vu infliger une sanction en violation de l’article   7 de la Convention ? En particulier, l’infraction litigieuse était-elle définie, au moment des faits, avec suffisamment de clarté et de prévisibilité, au sens de l’article 7 de la Convention, par l’article 12 de la décision n o   55/2000 prise par l’AEEG pour permettre à la société requérante de savoir à l’avance que son comportement était répréhensible ( G.I.E.M. S.R.L. et autres c.   Italie [GC], n os 1828/06 et 2   autres, 28   juin 2018) ? En particulier, eu égard au pouvoir discrétionnaire de l’AEEG quant à la fixation du quantum de la sanction applicable dans le cadre de la seule fourchette de peine prévue par l’article 2 § 20 c) de la loi n o   481 de 1995, les critères pour déterminer la peine infligée étaient-ils clairement définis par la loi ?   5.     Le principe de la présomption d’innocence garanti par l’article 6 § 2 de la Convention a-t-il été respecté en l’espèce, notamment quant à l’existence d’un lien de nature intellectuelle dénotant un élément de responsabilité dans la conduite de la société requérante ? DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS Les parties sont priées d’indiquer si le droit interne prévoyait la possibilité pour la société requérante d’interroger, en cas de doute, l’AEEG quant à la portée des décisions litigieuses et aux obligations qui en découlaient.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
- Date
- 18 mars 2021
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:001-209217
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel