CEDH · CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE — 24 juin 2022
- ECLI
- ECLI:CEDH:001-218532
- Date
- 24 juin 2022
- Publication
- 24 juin 2022
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privées · visibles par vous seulRésumé structuré
version préliminaireFaits
Le premier requérant agit en son propre nom et au nom de son cousin (deuxième requérant), placé sous mesure de protection juridique et hébergé dans un établissement pour personnes âgées dépendantes depuis le 30 octobre 2020. Le premier requérant a demandé à rencontrer le deuxième requérant, mais l’administrateur ad hoc a refusé tout contact malgré une décision positive initiale du juge des tutelles. Le Garant national des droits des personnes détenues ou privées de liberté s’est rendu à deux reprises dans l’établissement et a souligné la limitation de la liberté personnelle du deuxième requérant, recommandant sa sortie rapide. Les articles 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme sont en cause.
Procédure
Requête introduite le 20 septembre 2021 devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), communiquée au Gouvernement italien le 24 juin 2022. La Cour pose cinq questions aux parties, notamment sur le locus standi du premier requérant pour agir au nom du deuxième, la privation de liberté du deuxième requérant au regard de l’article 5 § 1 de la Convention, la violation éventuelle du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8), l’évaluation par le juge des tutelles de la situation, et demande au Gouvernement de produire les documents relatifs à l’administration ad hoc concernant le deuxième requérant.
Question juridique
La Cour européenne des droits de l’homme est-elle compétente pour examiner la requête introduite par le premier requérant au nom du deuxième requérant, et les mesures prises à l’encontre de ce dernier sont-elles conformes aux articles 5 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ?
Texte intégral
.s800EAC49 { font-size:12pt } .s379BC09C { margin-top:36pt; margin-bottom:0pt; text-align:right } .sBB9EE52A { font-family:Arial } .s32563E28 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt } .s5E1364CA { margin-top:0pt; margin-bottom:12pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid; font-size:14pt } .s339D85E6 { margin-top:0pt; margin-bottom:14pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s83BE5C30 { font-family:Arial; font-size:8pt; vertical-align:super } .s665E407E { margin-top:66pt; margin-bottom:14pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s29100277 { font-family:Arial; font-weight:bold } .s10950C61 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt; text-align:justify } .sA36B60A1 { font-family:Arial; font-style:italic } .s5FFF0A75 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; font-size:7pt } .s76CF415B { page-break-before:always; clear:both } .s2EB42ED2 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; font-size:10pt } Publié le 11 juillet 2022   PREMIÈRE SECTION Requête n o 46412/21 Augusto CALVI et C.G. contre l’Italie introduite le 20 septembre 2021 communiquée le 24 juin 2022 OBJET DE L’AFFAIRE Le requérant agit en son propre nom (premier requérant) et au nom de son cousin C.G. (deuxième requérant) qui a été mis sous mesure de protection juridique par le juge des tutelles et placé, depuis le 30 octobre 2020, dans un établissement pour personnes âgées dépendantes («   R.S.A   ». «   residenza assistenziale sanitaria   »). Le premier requérant a demandé à pouvoir rencontrer le deuxième requérant, mais, nonobstant une première décision positive du juge des tutelles, l’administrateur ad hoc ( amministratore di sostegno ) a refusé tout contact. Le Garant national des droits des personnes détenues ( Garante   Nazionale dei diritti delle persone detenute o private della libertà personale ) s’est rendu deux fois (en mai 2021 et en décembre 2021) dans la R.S.A. où le deuxième requérant a été placé. Il a souligné que le placement décidé contre la volonté du deuxième requérant limitait fortement sa liberté personnelle et a appelé les autorités à prendre des mesures pour qu’il soit moins isolé et qu’il puisse rapidement sortir de la structure afin de réintégrer son domicile. Sont en cause les articles 5 et 8 de la Convention.   QUESTIONS AUX PARTIES 1.     Le premier requérant a-t-il le locus standi , répondant aux exigences de l’article 34 de la Convention, pour introduire la présente requête également au nom du deuxième requérant   ? ( Centre de ressources juridiques au nom de Valentin Câmpeanu c. Roumanie [GC], n o 47848/08, §§ 102-103, CEDH   2014 , D.D. c. Lituanie , n o 13469/06, §§ 96-99, 14 février 2012, Blyudik c.   Russie , n o 46401/08, §§ 41-44, 25 juin 2019, Karpylenko   c.Ukraine , n o   15509/12, §§ 102-114, 11 février 2016, et Zehentner c. Autriche , n o   20082/02, §§ 37-41, 16 juillet 2009)   ?   2.     Le deuxième requérant est-il privé de sa liberté en violation de l’article   5 §   1 de la Convention   ? Dans l’affirmative, la détention du deuxième requérant est-elle conforme à l’article 5 § 1 e) de la Convention ? En particulier : -   le requérant est-il «   aliéné   » ? -   son trouble est-il d’une nature et d’un degré tels qu’il justifie son placement dans la R.S.A. ? -   son maintien en détention est-il justifié par la persistance de son trouble   ? La détention du requérant a-t-elle été ordonnée selon «   les voies légales   »   ?   3.     Y a-t-il eu une violation du droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale, contraire à l’article 8 de la Convention, compte tenu en particulier du refus allégué de l’administrateur ad hoc de permettre des visites entre le premier et le deuxième requérant ( mutatis mutandis Mozer c.   République de Moldova et Russie [GC], n o 11138/10, §§ 193-195, 23   février 2016, 19 octobre 2017, Lebois c. Bulgarie , n o 67482/14, §§   61-64, et Khoroshenko c. Russie [GC], n o 41418/04, §§ 106-148, CEDH 2015)   ?   4.     Le juge des tutelles a-t-il procédé à une évaluation détaillée et soigneusement équilibrée de l’ensemble de la situation et des besoins des requérants à la lumière des éléments disponibles et a-t-il examiné de manière approfondie si le refus de l’administrateur ad hoc était justifié et conforme à l’intérêt du deuxième requérant ?   5.     Le Gouvernement est invité à soumettre tous les documents pertinents relatifs à l’administration ad hoc ( amministrazione di sostegno ) concernant le deuxième requérant.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
- Date
- 24 juin 2022
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:001-218532
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel