CEDHCASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
CEDH · CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE — 2 juin 2025
- ECLI
- ECLI:CEDH:001-244030
- Date
- 2 juin 2025
- Publication
- 2 juin 2025
droits fondamentauxCEDH
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulRésumé structuré
version préliminaireFaits
Non déterminable à partir du texte fourni.
Procédure
Non déterminable à partir du texte fourni.
Question juridique
Non déterminable à partir du texte fourni.
Solution
source officielleAffaire communiquée
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Analyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
.s800EAC49 { font-size:12pt } .s379BC09C { margin-top:36pt; margin-bottom:0pt; text-align:right } .sBB9EE52A { font-family:Arial } .s32563E28 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt } .s523616E0 { margin-top:0pt; margin-bottom:12pt; text-align:center; font-size:14pt } .s39E5096F { margin-top:0pt; margin-bottom:14pt; text-align:center } .s83BE5C30 { font-family:Arial; font-size:8pt; vertical-align:super } .s665E407E { margin-top:66pt; margin-bottom:14pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s29100277 { font-family:Arial; font-weight:bold } .s10950C61 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt; text-align:justify } .s7ED160F0 { text-decoration:none } .s33165EBA { font-family:Arial; font-size:8pt; vertical-align:super; color:#0069d6 } .s5FFF0A75 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; font-size:7pt } .s3B53EBCA { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-indent:14.2pt; text-align:justify; font-size:7pt } .sA36B60A1 { font-family:Arial; font-style:italic } .sA1D3DA2E { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-align:justify } .sE9E4B253 { font-family:Arial; font-size:8pt; font-style:italic; vertical-align:super; color:#0069d6 } .s339D85E6 { margin-top:0pt; margin-bottom:14pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid } .s5E1364CA { margin-top:0pt; margin-bottom:12pt; text-align:center; page-break-inside:avoid; page-break-after:avoid; font-size:14pt } .sEDCEBBCC { width:40.92%; border-collapse:collapse } .s92C821B8 { width:8.48%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .s2EF62ED2 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; font-size:12pt } .sEECE831 { font-family:Arial; font-weight:bold; color:#474747 } .sD35D798C { font-family:Arial; font-size:8pt; font-weight:bold; vertical-align:super; color:#474747 } .s66732282 { width:22.86%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .sF43C5150 { width:22.88%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top; background-color:#dfdfdf } .s3E181D07 { width:8.48%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s53532DF { width:22.86%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .s77626D63 { width:22.88%; border:0.75pt solid #949494; padding:1.02pt 5.03pt; vertical-align:top } .sF6A12959 { width:33%; height:1px; text-align:left } .s85226119 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; text-align:justify; font-size:10pt } .s653E6C45 { font-family:Arial; font-size:6.67pt; vertical-align:super; color:#0069d6 } .s2EB42ED2 { margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; font-size:10pt } Publié le 23 juin 2025   CINQUIÈME SECTION Requête n o   11833/24 ALSACE NATURE et autres contre la France introduite le 23   avril 2024 communiquée le 2   juin 2025 OBJET DE L’AFFAIRE La requête concerne la prolongation, pour une durée illimitée, de l’autorisation délivrée à la société des Mines de Potasse d’Alsace (anciennement Stocamine), de stockage souterrain en couches géologiques profondes, sous la nappe phréatique d’Alsace [1] , de produits dangereux, non radioactifs, à Wittelsheim (Haut-Rhin). L’association requérante est une association agréée de protection de la nature et de l’environnement. Les requérants, personnes physiques, sont domiciliés respectivement à Wittelsheim, Cernay et Richwiller (communes sis à environ 6 km de Wittelsheim). Invoquant les articles   2 et 8 de la Convention, les requérants soutiennent que la pollution de la plus grande nappe phréatique d’Europe porterait atteinte à l’environnement, aux conditions nécessaires à la vie humaine, au bien-être des personnes, à leurs conditions d’existence normale ainsi qu’à la jouissance de leur domicile de manière à nuire à leur vie privée et familiale. Invoquant les articles   6 et 13 de la Convention, ils se plaignent de l’actuel projet d’enfouissement des déchets et de ses conséquences sur les éventuelles preuves matérielles d’une infraction à la législation environnementale alors qu’une enquête pénale est en cours pour des délits d’organisation frauduleuse de gestion des déchets. Ils soutiennent que dans de telles circonstances, le droit à un recours effectif et le droit au procès équitable seraient gravement méconnus et ce, de manière irréversible, tant au regard des articles   6 et 13 qu’au regard des articles   2 et 8, lus seuls et de manière combinés. Ils allèguent en outre que la poursuite des travaux d’enfouissement rendrait vain le recours administratif pendant et soutiennent par ailleurs que les recours devant les juridictions internes manquent d’effectivité, un contrôle restreint étant selon eux incompatible avec les exigences de l’article   8 de la Convention.       QUESTIONS AUX PARTIES 1.     À la lumière de la jurisprudence de la Cour (voir notamment Yusufeli İlçesini Güzelleştirme Yaşatma Kültür Varlıklarını Koruma Derneği c.   Türkiye (déc.), n o   37857/14, §§   36-41, 20   janvier 2022, Brincat et autres c.   Malte , n os   60908/11 et 4 autres, §§   84-85, 24   juillet 2014, Verein KlimaSeniorinnen Schweiz et autres c.   Suisse [GC], n o   53600/20, §§   473-477 et 498-499, 9   avril 2024 et Cannavacciuolo et autres c.   Italie , n os   51567/14 et 3 autres requêtes, §§   215-222, 30   janvier 2025), les requérants peuvent-ils se prévaloir de la qualité de victimes actuelles ou potentielles, au sens de l’article   34 de la Convention, d’une violation des droits garantis par les articles   2 et/ou 8 de la Convention   ?   2.     Les requérants peuvent-il passer pour avoir épuisé les voies de recours internes, comme l’exige l’article   35 §   1 de la Convention (voir, pour un rappel des principes pertinents en la matière, Duarte Agostinho et autres c.   Portugal et 32 autres [GC], n o   39371/20, §   215, 9   avril 2024)   ? À cet égard, les requérants disposent-ils d’une voie de recours interne effective, au sens de l’article   35 §   1 de la Convention, pour dénoncer la violation alléguée des articles   2, 6 et 8 de la Convention ?   3.     À la lumière de la jurisprudence de la Cour (voir, entre autres, Öneryıldız c.   Turquie [GC], n o   48939/99, §   71, CEDH 2004-XII, Kolyadenko et autres c.   Russie , n os   17423/05 et 5 autres, §§   157 et 161-164, 28   février 2012 et Cannavacciuolo et autres précité, §§   375-376, avec les références jurisprudentielles y mentionnées), les faits dénoncés par les requérants sont ‑ ils de nature à porter atteinte aux droits garantis par les articles   2 et/ou 8 de la Convention   ? Dans l’affirmative, eu égard à la marge d’appréciation dont jouissent les États quant au choix des moyens pour s’acquitter de leurs obligations positives au regard des articles   2 et 8 de la Convention, les autorités internes ont-elles pris les mesures nécessaires à la protection de la vie et/ou du droit des requérants au respect de leur domicile ainsi que de leur vie privée et familiale   ?   À cet égard, le Gouvernement est invité à soumettre à la Cour le rapport du BRGM [2] du 16   février 2023, l’avis de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Grand Est du 28   février 2023, le rapport de la commission d’enquête du 26   juin 2023 et l’avis rendu, le complément du 11   juillet 2023, rédigé par la commission d’enquête, le rapport du 12   juillet 2023 de la DREAL, ainsi que l’avis du conseil départemental de l’environnement, des risques sanitaires et technologiques du 27   juillet 2023.   4.     L’article   6 de la Convention est-il applicable en l’espèce, dans son volet civil ( voir notamment Association Burestop 55 et autres c.   France , n os   56176/18 et 5 autres, §§   55-60, 1 er   juillet 2021 et Verein KlimaSeniorinnen Schweiz et autres précité, §§   597-607 et les références jurisprudentielles y mentionnées) ? Dans l’affirmative, le démarrage des travaux de confinement des déchets sur le site de stockage, alors que les procédures initiées par les requérants sont pendantes devant les juridictions internes, est-il susceptible de porter atteinte au droit à un procès équitable et à un recours effectif en violation des articles   6 et 13 de la Convention   et/ou aux obligations procédurales de l’État en vertu des articles   2 et/ou 8 de la Convention ?   Les parties sont invitées à communiquer toute information et tout document pertinent quant à l’état d’avancement des travaux de confinement et des procédures pendantes devant les juridictions internes.     ANNEXE     Requête n o   11833/24 N o Prénom NOM Année de naissance Nationalité Lieu de résidence 1. ALSACE NATURE / français Strasbourg 2. Agnès CHAMIK 1957 française Wittelsheim 3. Étienne CHAMIK 1933 français Wittelsheim 4. Nadine FLORY 1956 française Richwiller 5. Yann FLORY 1951 français Richwiller 6. Myriam GROSZ 1968 française Cernay     [1] Localisée à l’est de l’Alsace, et se prolongeant largement en Allemagne ainsi que plus faiblement en Suisse, la nappe phréatique d’Alsace est l’une des plus importantes réserves en eau souterraine d’Europe. [2] Bureau de recherches géologiques et minières.Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;COMMUNICATEDCASES;FRA;FRE
- Date
- 2 juin 2025
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:001-244030
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel