CEDH · CASELAW;CLIN;FRA;FRE — 11 mars 2004
- ECLI
- ECLI:CEDH:002-4457
- Date
- 11 mars 2004
- Publication
- 11 mars 2004
Mes notes
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version préliminaireFaits
Un individu a été condamné à mort en 1990, peine confirmée en octobre de la même année. Un moratoire sur les exécutions a été instauré en juillet 1990 et maintenu jusqu'à l'abolition de la peine de mort en 1998. Pendant le moratoire, l'individu a vécu dans l'incertitude quant à une éventuelle exécution, avec des conditions matérielles strictes et un isolement partiel entre 1995 et 1998.
Procédure
L'individu a saisi la Cour européenne des droits de l'homme, alléguant que sa détention équivalait à un traitement inhumain au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La Cour a examiné la période de détention entre 1992 (entrée en vigueur de la Convention pour la Bulgarie) et 1998 (abolition de la peine de mort).
Question juridique
La détention prolongée dans l'attente d'une exécution, sous un moratoire maintenu, constitue-t-elle un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention ?
Solution
source officielleLa Cour a estimé que la situation ne pouvait être comparée à celle des condamnés à mort dans les couloirs de la mort, en raison des garanties existantes et de l'absence d'exception au moratoire. Aucune violation de l'article 3 n'a été retenue, la détention n'étant pas constitutive d'un traitement inhumain ou dégradant.
Texte intégral
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- CASELAW;CLIN;FRA;FRE
- Date
- 11 mars 2004
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:002-4457
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel