CEDHPRESS;GENERAL;ENG
CEDH · PRESS;GENERAL;ENG — 14 avril 2005
- ECLI
- ECLI:CEDH:003-1309226-1365628
- Date
- 14 avril 2005
- Publication
- 14 avril 2005
droits fondamentauxCEDH
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Texte intégral
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Turquie (requête n o 48719/99) Violation de l’article 1 du Protocole n° 1 Le requérant, Emrullah Hattatoğlu, était un ressortissant turc né en 1925 qui résidait à Ordu (Turquie). Après son décès en 1999, la Cour européenne des Droits de l’Homme a autorisé ses héritiers à continuer la procédure devant elle. Le requérant était copropriétaire de terrains situés à Ordu, qui furent expropriés en 1990.   Invoquant l’article 1 du Protocole n° 1 (protection de la propriété) à la Convention européenne des Droits de l’Homme, le requérant se plaignait d’une atteinte à son droit au respect de ses biens en raison du retard de l’Administration dans le paiement des indemnités complémentaires d’expropriation, assorties d’intérêts moratoires insuffisants par rapport au taux d’inflation très élevé en Turquie.   La Cour européenne des Droits de l’Homme conclut, à l’unanimité, à la violation de l’article 1 du Protocole n° 1 à la Convention. Elle dit que le constat d’une violation constitue en soi une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi pas le requérant et alloue à ses héritiers 100   552 euros (EUR) pour dommage matériel et   500 EUR pour frais et dépens. (L’arrêt n’existe qu’en français.)   Töre c. Turquie (n o 48095/99)   Violation de l’article 6 § 1 Le requérant, Nazif Töre, est un ressortissant turc né en 1964 et résidant à Istanbul.   En 1996, des poursuites pénales furent dirigées contre le requérant en raison de son appartenance présumée à une organisation illégale, à savoir le parti communiste marxiste ‑ léniniste. Le 16 décembre 1997, la cour de sûreté de l’Etat de Malatya le reconnut coupable et le condamna à la réclusion criminelle à perpétuité. Il fut libéré pour raisons médicales le 10   octobre 2002.   Invoquant l’article 6 (droit à un procès équitable), le requérant dénonçait l’iniquité de la procédure ayant abouti à sa condamnation, du fait notamment de la présence d’un magistrat militaire dans la composition de la cour de sûreté de l’Etat.   Comme elle l’a déjà constaté dans de nombreuses affaires, la Cour juge, à l’unanimité, qu’il y a eu violation de l’article 6 §   1 en ce qui concerne le grief tiré d’un manque d’indépendance et d’impartialité de la cour de sûreté de l’Etat. Quant aux autres griefs tirés de l’iniquité de la procédure, la Cour rappelle qu’un tribunal dont le manque d’indépendance et d’impartialité a été établi ne peut, en toute hypothèse, garantir un procès équitable aux personnes soumises à sa juridiction   ; elle estime par conséquent qu’il n’y a pas lieu de les examiner.   La Cour estime que le constat de violation constitue en soi une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi par le requérant et lui alloue 2   000 EUR pour frais et dépens. (L’arrêt n’existe qu’en anglais). ***   Rédigés par le greffe, ces résumés ne lient pas la Cour. Le texte complet des arrêts de la Cour est disponible sur son site Internet ( http://www.echr.coe.int ).   Greffe de la Cour européenne des Droits de l’Homme F – 67075 Strasbourg Cedex Contacts pour la presse   :   Roderick Liddell (téléphone : +00 33 (0)3 88 41 24 92)   Emma Hellyer (téléphone : +00 33 (0)3 90 21 42 15)   Stéphanie Klein (téléphone : +00 33 (0)3 88 41 21 54) Télécopieur : +00 33 (0)3 88 41 27 91   La Cour européenne des Droits de l’Homme a été créée à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des Droits de l’Homme de 1950. Elle se compose d’un nombre de juges égal à celui des Etats parties à la Convention. Siégeant à temps plein depuis le 1 er novembre 1998, elle examine en chambres de 7 juges ou, exceptionnellement, en une Grande Chambre de 17   juges, la recevabilité et le fond des requêtes qui lui sont soumises. L’exécution de ses arrêts est surveillée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. La Cour fournit sur son site Internet des informations plus détaillées concernant son organisation et son activité. [1] L’article 43 de la Convention européenne des Droits de l’Homme prévoit que, dans un délai de trois mois à compter de la date de l’arrêt d’une chambre, toute partie à l’affaire peut, dans des cas exceptionnels, demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre (17 membres) de la Cour. En pareille hypothèse, un collège de cinq juges examine si l’affaire soulève une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention ou de ses protocoles ou encore une question grave de caractère général. Si tel est le cas, la Grande Chambre statue par un arrêt définitif. Si tel n’est pas le cas, le collège rejette la demande et l’arrêt devient définitif. Pour le reste, les arrêts de chambre deviennent définitifs à l’expiration dudit délai de trois mois ou si les parties déclarent qu’elles ne demanderont pas le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- PRESS;GENERAL;ENG
- Date
- 14 avril 2005
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:003-1309226-1365628
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel