CEDHPRESS;HEARINGS;FRA;FRE
CEDH · PRESS;HEARINGS;FRA;FRE — 5 juillet 2006
- ECLI
- ECLI:CEDH:003-1726050-1809765
- Date
- 5 juillet 2006
- Publication
- 5 juillet 2006
droits fondamentauxCEDH
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Texte intégral
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FINLANDE   La Cour européenne des Droits de l’Homme tient ce mercredi 5 juillet 2006 à 9 heures une audience de Grande Chambre dans l’affaire Jussila c. Finlande (requête n o 73053/01).   Le requérant   L’affaire concerne une requête introduite par un ressortissant finlandais, Esa Jussila, né en 1949 et résidant à Tampere (Finlande).   Résumé des faits   Le 22 mai 1998, l’administration fiscale de Häme ( verotoimisto, skattebyrå ) invita l'intéressé à lui soumettre ses observations sur certaines erreurs qui auraient figuré dans les déclarations de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ( arvonlisävero, mervärdesskatt ) qu’il avait déposées pour les exercices fiscaux 1994 et 1995.   Le 9 juillet 1998, estimant que les déclarations de TVA remises par le requérant en 1994-1995 étaient incomplètes, l’administration fiscale lui imposa notamment une majoration d’impôt ( veronkorotus, skatteförhöjning ) équivalant à 10 % du supplément d’impôt dont il était redevable. La somme prélevée au titre de cette majoration fut de 1   836   marks finlandais, soit 308,80   euros.   L'intéressé interjeta appel auprès du tribunal administratif de comté d’Uusimaa ( lääninoikeus, länsrätten ), qui devint par la suite le tribunal administratif de Helsinki ( hallinto-oikeus, förvaltningsdomstolen ). Il sollicita son audition, celle d’une   inspectrice des impôts ainsi que celle d’un expert de son choix. Par une décision provisoire du 1 er février 2000, le tribunal administratif de Helsinki invita l’inspectrice à présenter des observations écrites et le requérant à désigner un expert avec mission d’établir un rapport. L’inspectrice remit au tribunal administratif ses observations datées du 13 février 2000, dont copie fut communiquée au requérant pour qu’il y répliquât, ce qu’il fit le 25 avril 2000. Le rapport de l'expert choisi par l'intéressé portait la même date et fut déposé le même jour au tribunal.   Le 13 juin 2000, jugeant qu’il n’y avait manifestement pas lieu de tenir une audience en l’affaire au motif que les deux parties avaient communiqué par écrit toutes les informations nécessaires, le tribunal administratif débouta le requérant.   Le 7 août 2000, l’intéressé, tout en demandant à nouveau la tenue d’une audience, pria la Cour administrative suprême de l’autoriser à la saisir, ce qu’elle refusa le 13   mars   2001.   Grief   Invoquant l'article 6 (droit à un procès équitable) de la Convention européenne des Droits de l'Homme, le requérant se plaint d’avoir été privé d'une audience et y voit une violation de son droit à un procès équitable dans le cadre de la procédure de redressement fiscal dont il a fait l'objet.   Procédure   La requête a été introduite devant la Cour européenne des Droits de l’Homme le 21   juin 2001. Le 14 février 2006, la chambre à laquelle l'affaire avait été attribuée s'est dessaisie au profit de la Grande Chambre en vertu de l’article 30 [1] de la Convention.   Composition de la Cour   L’affaire sera examinée par la Grande Chambre, qui siégera dans la composition suivante   :   Jean-Paul Costa (Français), président , Christos Rozakis (Grec), Nicolas Bratza (Britannique), Boštjan M. Zupančič (Slovène), Peer Lorenzen (Danois), Lucius Caflisch (Suisse) [2] , Loukis Loucaides (Cypriote), Volodymyr Butkevych (Ukrainien), Josep Casadevall (Andorran), Matti Pellonpää (Finlandais), Kristaq Traja (Albanais), Mindia Ugrekhelidze (Géorgien), Anatoli Kovler (Russe), Antonella Mularoni (Saint-Marinaise), Ljiljana Mijović (ressortissante de la Bosnie-Herzégovine), Dean Spielmann (Luxembourgeois), Ján Šikuta (Slovaque), juges , Ireneu Cabral Barreto (Portugais) , Elisabet Fura-Sandström (Suédoise) , Danutė Jočienė (Lituanienne) , juges suppléants , ainsi que Eric Fribergh , greffier .   Représentants des parties   Gouvernement   :   Arto Kosonen , agent ,   Leena Halila , Panu Pykönen , conseillers   ;   Requérant   :   Pirkka Lappalainen , conseil .   Après les débats commenceront les délibérations de la Cour, qui se tiendront en chambre du conseil.     ***   Contacts pour la presse Emma Hellyer (téléphone : 00 33 (0)3 90 21 42 15) Stéphanie Klein (téléphone : 00 33 (0)3 88 41 21 54) Beverley Jacobs (téléphone : 00 33 (0)3 90 21 54 21)   La Cour européenne des Droits de l’Homme a été créée à Strasbourg par les États membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des Droits de l’Homme de 1950. [1] .     Si l’affaire pendante devant une chambre soulève une question grave relative à l’interprétation de la Convention ou de ses Protocoles, ou si la solution d’une question peut conduire à une contradiction avec un arrêt rendu antérieurement par la Cour, la chambre peut, tant qu’elle n’a pas rendu son arrêt, se dessaisir au profit de la Grande Chambre, à moins que l’une des parties ne s’y oppose. [2] Juge élu au titre du Liechtenstein.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- PRESS;HEARINGS;FRA;FRE
- Date
- 5 juillet 2006
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:003-1726050-1809765
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel