CEDHPRESS;GENERAL;ENG
CEDH · PRESS;GENERAL;ENG — 25 septembre 2001
- ECLI
- ECLI:CEDH:003-420511-420817
- Date
- 25 septembre 2001
- Publication
- 25 septembre 2001
droits fondamentauxCEDH
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Texte intégral
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Turquie . Invoquant l’article 6 § 1 de la Convention européenne des Droits de l’Homme (droit à un procès équitable dans un délai raisonnable), ils se plaignaient de l’absence d’indépendance et d’impartialité de la cour martiale d’Ankara (sauf dans l’affaire Şahin c. Turquie ) et de la durée de la procédure pénale dirigée contre eux (indiquée entre parenthèses [2] ).   En ce qui concerne la durée de la procédure pénale, la Cour européenne des Droits de l’Homme dit à l’unanimité dans chacun de ces treize arrêts qu’il y a eu violation de l’article 6 §   1. Quant à l’indépendance et à l’impartialité de la cour martiale, elle dit, par six voix contre une, qu’il y a eu violation de l’article 6 §   1 dans dix affaires et une violation pour deux des trois requérants dans l’affaire Arap Yalgın et autres c. Turquie et, à l’unanimité, qu’il n’y a pas eu de violation dans l’affaire Gülşen et Halil Yasin Ketenoğlu c. Turquie .   La Cour alloue à chacun des requérants les montants indiqués ci-après en francs français (FRF) pour dommage moral et frais et dépens dans les cas où les requérants avaient formulé des prétentions. Dans l’affaire Yakıs c. Turquie , la Cour dit que le constat de violation constitue en soi une satisfaction équitable suffisante pour dommage moral. (Les arrêts n’existent qu’en anglais.)                       dommage moral         frais et dépens   1)     Şahiner c. Turquie (requête n° 29279/95)     100   000 FRF         15   000 FRF (près de 15 ans et un mois) 2)     Arı c. Turquie (n° 29281/95)         100   000 FRF (près de 14 ans et six mois) 3)     Mehmet Ali Yılmaz c. Turquie (n° 29286/95)     100   000 FRF (près de 15 ans et un mois) 4)     Gülşen et Halil Yasin Ketenoğlu c. Turquie     100   000 FRF         15   000 FRF (n° s 29360/95 et 29361/95) (15 ans pour la première requérante et 20 ans pour le second) 5)     Selçuk Yıldırım c. Turquie (n° 30451/96)     100   000 FRF         15   000 FRF (près de 14 ans et 10 mois) 6)     Tamkoç c. Turquie (n° 31881/96)       100   000 FRF         8   000 FRF (près de 14 ans et neuf mois) 7)     Yalgın c. Turquie (n° 31892/96)         100   000 FRF         8   000 FRF (près de 14 ans et neuf mois) 8)     Güneş c. Turquie (n° 31893/96)         100   000 FRF         8   000 FRF (près de 14 ans et neuf mois) 9)     Şahin c. Turquie (n° 31961/96)         100   000 FRF (près de 16 ans et trois mois) 10)     Kızılöz c. Turquie (n° 32962/96)       80   000 FRF (près de 15 ans) 11)     Fikret Doğan c. Turquie (n° 33363/96)     100   000 FRF (près de 15 ans et un mois) 12)     Yakış c. Turquie (n° 33368/96)                   20   000 FRF (près de 15 ans et un mois) 13)     Arap Yalgın et autres c. Turquie (n° 33370/96)   100   000 FRF         13   000 FRF (de 14 ans et neuf mois à 15 ans)   14)     Ercan c. Turquie (n ° 31246/96)   Règlement amiable Ayfer Ercan, ressortissante turque condamnée à la réclusion à perpétuité pour appartenance à une organisation illégale, les Troupes de la guérilla léniniste, fut arrêtée à Istanbul. Sous l’angle de l’article 3 (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants), elle se plaignait d’avoir été torturée en garde à vue. Invoquant l’article 5 §§ 3 (droit d’être aussitôt traduite devant un juge) et 4 (droit d’obtenir qu’un tribunal statue à bref délai sur la légalité de la détention), elle se plaignait également de la durée (15 jours) et de l’illégalité de sa détention. Enfin, sur le terrain de l’article 6 §§ 1 et 3 c) (droit d’avoir l’assistance d’un défenseur de son choix), elle dénonçait le manque d’indépendance et d’impartialité de la cour de sûreté de l’Etat d’Istanbul et se plaignait de ne pas avoir bénéficié de l’assistance d’un avocat lors de son interrogatoire par la police, le procureur et le juge de la cour de sûreté de l’Etat.   L’affaire a été rayée du rôle après un règlement amiable aux termes duquel la requérante percevra à titre gracieux 30   000 livres sterling (GBP), frais et dépens compris. (L’arrêt n’existe qu’en anglais.)                        Règlements amiables Dans les trois affaires suivantes contre la Turquie, les requérants, tous ressortissants turcs, dénonçaient la durée (indiquée entre parenthèses) de leur garde à vue, au mépris de l’article 5 §   3.   Les affaires ont été rayées du rôle après des règlements amiables aux termes desquels seront versés pour dommage matériel et moral les montants indiqués ci-après en francs français. (Les arrêts Göktaş et autres c. Turquie et Morsümbül c. Turquie n’existent qu’en français et l’arrêt Yıldırım et autres c. Turquie n’existe qu’en anglais.)   15)     Göktaş et autres c. Turquie (n ° 31787/96) (de sept à 10 jours) Mahir Göktaş   120   000 FRF Ayşe Mine Balkanlı   120   000 FRF Özgür Zeybek   120   000 FRF Münire Apaydın   120   000 FRF Fulya Apaydın   110   000 FRF Sema Taşar   110   000 FRF Boran Şenol   110   000 FRF Erdoğan Kılıç   110   000 FRF Abdullah Yücel Karakaş   110   000 FRF Levent Kılıç   100   000 FRF Jale Kurt   100   000 FRF Aşkın Yeğin   100   000 FRF Faruk Deniz   95   000 FRF Ali Göktaş   95   000 FRF Emrah Sait Erda   85   000 FRF Hüseyin Korkut   85   000 FRF   Une somme globale de 35   000 FRF est allouée pour frais et dépens.   16)     Morsümbül c. Turquie (n ° 31895) (12 jours) Ekin Morsümbül   une somme globale de 35   000 FRF est accordée au requérant   17)     Yıldırım et autres c. Turquie (n°   37191/97) (de cinq à 15 jours) Orhan Yıldırım, Reşit Dayan, Nasrullah Toraman, Osman Aksoy, Suphi Tutmaz, Binali Gençel, Memduh Demir, Süleyman Aksoy, Melik Demir, Abdullah Turan, Abbas Üste, Abdurrahim Çimen, Mirhan Arslan, Tahsin Özer, Selahattin Güven   Une somme globale de 525   000 FRF est accordée à titre gracieux aux requérants dont le nom figure ci-dessus.   (18)     İşçi c. Turquie (n° 31849/96)                       Règlement amiable Şevket İşçi, ressortissant turc, se plaignait, sous l’angle des articles 3, 5, 6, 8 (droit au respect de la vie familiale), 13 (droit à un recours effectif) et 14 (interdiction de toute discrimination) et de l’article 1 du Protocole n° 1 (protection de la propriété), de ce que les forces de sécurité avaient détruit sa maison et emporté ses biens.   L’affaire a été rayée du rôle après un règlement amiable aux termes duquel le requérant percevra 15   000 GBP, frais et dépens compris, à titre gracieux. (L’arrêt n’existe qu’en anglais.)   Les arrêts de la Cour sont disponibles sur son site Internet ( http://www.echr.coe.int ).   Greffe de la Cour européenne des Droits de l’Homme F – 67075 Strasbourg Cedex Contacts :   Roderick Liddell (téléphone : (0)3 88 41 24 92) ou   Emma Hellyer (téléphone : (0)3 90 21 42 15) Télécopieur : (0)3 88 41 27 91   La Cour européenne des Droits de l’Homme a été créée en 1959 à Strasbourg pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des Droits de l’Homme de 1950. Le 1 er   novembre   1998, elle est devenue permanente, mettant fin au système initial où deux organes fonctionnant à temps partiel, la Commission et la Cour européennes des Droits de l’Homme, examinaient successivement les affaires. [1]     L’article 43 de la Convention européenne des Droits de l’Homme prévoit que, dans un délai de trois mois à compter de la date de l’arrêt d’une chambre, toute partie à l’affaire peut, dans des cas exceptionnels, demander le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre (17 membres) de la Cour. En pareille hypothèse, un collège de cinq juges examine si l’affaire soulève une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention ou de ses Protocoles ou encore une question grave de caractère général. Si tel est le cas, la Grande Chambre statue par un arrêt définitif. Si tel n’est pas le cas, le collège rejette la demande et l’arrêt devient définitif. Pour le reste, les arrêts de chambre deviennent définitifs à l’expiration dudit délai de trois mois ou si les parties déclarent qu’elles ne demanderont pas le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre. [2] .     Dans toutes ces affaires, la Cour ne peut prendre en compte que le délai écoulé depuis le 28 janvier 1987, date à laquelle la Turquie a reconnu le droit de recours individuel, à savoir 14 ans en l’affaire Halil Yasin Ketenoğlu c. Turquie et huit ans et 11 mois dans les autres affaires.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- CEDH
- Chambre
- PRESS;GENERAL;ENG
- Date
- 25 septembre 2001
- Matière
- droits fondamentaux
Référence
ECLI:CEDH:003-420511-420817
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel