Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 19 septembre 2007
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2007:C100974
- Date
- 19 septembre 2007
- Condamnation
- 30 279 €
filiationfiliation naturellemodes d'établissementpossession d'étatpreuveappréciation souverainedispositions généralesappréciation souveraine pouvoir des jugesvaleur des éléments de preuvenomnom patronymiquenom de l'enfant naturelchangement de nomdemandeappréciationeléments pris en considérationintérêts en présenceappréciation souveraine pouvoirs des jugesaction en changement de nom d'un enfant naturelensemble des intérêts en cause
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Texte intégral
Attendu que M. François X... est né au Vietnam en 1954, de Mme Thi Chi X... et de père inconnu ; qu'il a fait établir par le juge des tutelles du tribunal de grande instance de Marseille, le 17 mai 2001, un acte de notoriété établissant sa possession d'état d'enfant naturel de Antoine Y..., né à la Réunion en 1912 qui y est décédé le 19 juillet 1992 ; qu'il a fait assigner le 27 février 2004, M. Jean-François Y..., fils légitime d'Antoine Y..., afin de faire constater sa possession d'état à l'égard de ce dernier et de porter son nom ; Sur le premier moyen, pris en ses trois branches : Attendu que M. Jean-François Y... fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Aix-en-Provence, 4 juillet 2006) d'avoir constaté la possession d'état d'enfant naturel de M. François X... à l'égard de son père Antoine Y... ; Attendu que l'arrêt relève que l'acte de notoriété a été délivré au vu de déclarations d'Antoine Y..., et de divers témoins, que ces attestations sont corroborées par la production de correspondances échangées avec les membres de la famille ainsi que de 52 photographies prises à l'occasion de fêtes familiales, à la Réunion ou en France ; que de cet ensemble d'éléments, souverainement appréciés, la cour d'appel a pu déduire que M. François X... avait eu la possession d'état d'enfant naturel à l'égard d'Antoine Y... ; D'où il suit que le moyen ne peut être accueilli en aucune de ses branches ; Sur le second moyen : Attendu que M. Jean-François Y... fait également grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit qu'en application de l'article 334-3 du code civil dans sa rédaction antérieure à la réforme du droit de la filiation par l'ordonnance du 4 juillet 2005, M. François X... portera le nom de Y..., alors selon le moyen, que le juge doit, pour statuer sur une demande de changement de nom, prendre en considération les intérêts en présence ; Mais attendu qu'ayant relevé, par motifs adoptés, que le changement était justifié par les liens ayant manifestement existé entre Antoine Y... et son fils François, la cour d'appel en a souverainement déduit, que M. X... pouvait changer de nom ; Que le moyen ne peut être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. Y... aux dépens ; Vu l'article 700 du nouveau code de procédure civile, rejette la demande de M. Y... et le condamne à payer à M. X... la somme de 302,79 euros ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé conformément à l'article 452 du nouveau code de procédure civile par M. Pluyette, conseiller le plus ancien en ayant délibéré, en remplacement de M. le président Ancel, en son audience publique du dix-neuf septembre deux mille sept.
Articles de loi cités
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 19 septembre 2007
- Matière
- filiation
Référence
ECLI:FR:CCASS:2007:C100974
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel