Cour de Cassation · soc — 26 janvier 2022
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2022:SO10083
- Date
- 26 janvier 2022
- Condamnation
- 86 070 €
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privées · visibles par vous seulRésumé structuré
IAFaits
Le demandeur a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Paris (pôle 6, chambre 6) du 17 juin 2020. Le litige l'opposait à la société BTSG (société civile professionnelle, liquidateur judiciaire de l'association Aviation club de France) et à l'association UNEDIC (délégation AGS-CGEA IDF ouest). Le demandeur contestait sa condamnation à rembourser des sommes au titre de salaires, congés payés et indemnité légale de licenciement pour la période du 19 janvier 2015 au 4 mars 2015.
Procédure
Le pourvoi a été examiné par la Cour de cassation, chambre sociale, lors d'une audience publique le 26 janvier 2022. Le moyen de cassation invoqué par le demandeur n'a pas été jugé de nature à entraîner la cassation. Le procureur général a été saisi du dossier. La décision attaquée a été rendue après débats en audience publique.
Question juridique
La mise sous contrôle judiciaire d'un salarié entraîne-t-elle nécessairement la suspension de son contrat de travail, en l'absence de constatation de l'impossibilité pour celui-ci d'exécuter son travail au regard des obligations imposées par son contrôle judiciaire ?
Solution
source officielleRejet du pourvoi. La Cour de cassation a confirmé la décision attaquée sans motivation spéciale, conformément à l'article 1014, alinéa 1er, du code de procédure civile.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
SOC. CA3 COUR DE CASSATION ______________________ Audience publique du 26 janvier 2022 Rejet non spécialement motivé Mme FARTHOUAT-DANON, conseiller doyen faisant fonction de président Décision n° 10083 F Pourvoi n° S 20-18.955 R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E _________________________ AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________ DÉCISION DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, DU 26 JANVIER 2022 M. [J] [M], domicilié [Adresse 1], a formé le pourvoi n° S 20-18.955 contre l'arrêt rendu le 17 juin 2020 par la cour d'appel de Paris (pôle 6, chambre 6), dans le litige l'opposant : 1°/ à la société BTSG société civile professionnelle, dont le siège est [Adresse 3], prise en la personne de M. [H] [K], en sa qualité de liquidateur judiciaire de l'association Aviation club de France , 2°/ à l'association UNEDIC, délégation AGS-CGEA IDF ouest, dont le siège est [Adresse 2], défenderesses à la cassation. Le dossier a été communiqué au procureur général. Sur le rapport de Mme Van Ruymbeke, conseiller, les observations écrites de la SARL Corlay, avocat de M. [M], après débats en l'audience publique du 30 novembre 2021 où étaient présents Mme Farthouat-Danon, conseiller doyen faisant fonction de président, Mme Van Ruymbeke, conseiller rapporteur, M. Pion, conseiller, et Mme Lavigne, greffier de chambre, la chambre sociale de la Cour de cassation, composée des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu la présente décision. 1. Le moyen de cassation annexé, qui est invoqué à l'encontre de la décision attaquée, n'est manifestement pas de nature à entraîner la cassation. 2. En application de l'article 1014, alinéa 1er, du code de procédure civile, il n'y a donc pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ce pourvoi. EN CONSÉQUENCE, la Cour : REJETTE le pourvoi ; Condamne M. [M] aux dépens ; En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par M. [M] ; Ainsi décidé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-six janvier deux mille vingt-deux. MOYEN ANNEXE à la présente décision Moyen produit par la SARL Corlay, avocat aux Conseils, pour M. [M] Sur le moyen unique de cassation Monsieur [M] fait grief à l'arrêt attaqué de l'avoir condamné à rembourser à la Scp Btsg prise en la personne de Me [K], ès qualités, les sommes de 9.510 € à titre de salaires du 19 janvier 2015 au 4 mars 2015, 4.466,14 euros à titre de congés payés pour la période du 18 septembre 2014 au 26 mars 2015, 860,70 euros trop perçue au titre de l'indemnité légale de licenciement, Alors que 1°) le contrat de travail oblige l'employeur à fournir un travail à son salarié ; qu'une mise sous contrôle judiciaire n'entraîne pas par elle-même la suspension du contrat de travail, sauf à ce que soit constatée l'impossibilité pour le salarié d'exécuter son travail au regard des obligations imposées par son contrôle judiciaire ; qu'en disant que la mise sous contrôle judiciaire entraînait nécessairement la suspension du contrat de travail, sans que soit constatée l'impossibilité de travailler, la cour d'appel a violé les articles L. 1221-1 et L. 1222-1 du code du travail ; Alors que 2°) le contrat de travail oblige l'employeur à fournir un travail à son salarié ; qu'une mise sous contrôle judiciaire n'entraîne pas par elle-même la suspension du contrat de travail, sauf à ce que soit constatée l'impossibilité pour le salarié d'exécuter son travail au regard des obligations imposées par son contrôle judiciaire ; qu'en disant que la mise sous contrôle judiciaire entraînait la suspension du contrat de travail, sans prendre en compte l'ordonnance prononçant la mainlevée de l'interdiction de fréquenter les cercles de jeux et les casinos et l'avenant au contrat de travail du 15 octobre 2014 le nommant membre du comité des jeux ce dont il s'évinçait la possibilité pour lui d'exercer un travail, la cour d'appel a violé les articles L. 1221-1 et L. 1222-1 du code du travail.
Articles de loi cités
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 26 janvier 2022
Référence
ECLI:FR:CCASS:2022:SO10083
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel