Conseil d'État · 2ème chambre — 26 octobre 2023
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2023:464948.20231026
- Date
- 26 octobre 2023
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IAFaits
Une expertise a été ordonnée par un arrêt avant dire droit du 11 avril 2022 de la cour administrative d'appel de Marseille concernant des ralentisseurs sur la voirie de la métropole Toulon Provence Méditerranée. Postérieurement, un arrêt du 27 mars 2023 de la même cour a annulé un jugement du tribunal administratif de Toulon, rejeté la demande de l'association PUMSD et de la FFMC 83, et mis à leur charge les frais d'expertise. Cet arrêt est devenu définitif faute de pourvoi en cassation. Les conclusions des associations tendant à l'annulation de l'arrêt avant dire droit du 11 avril 2022 sont devenues sans objet.
Procédure
Le pourvoi en cassation a été introduit contre l'arrêt avant dire droit du 11 avril 2022. La juridiction a examiné la recevabilité des conclusions des parties au regard de l'article R. 122-12 du code de justice administrative et de l'article L. 761-1 du même code.
Question juridique
La juridiction doit-elle statuer sur les conclusions des associations tendant à l'annulation de l'arrêt avant dire droit du 11 avril 2022, alors que cet arrêt est devenu sans objet en raison de l'arrêt définitif du 27 mars 2023 ?
Solution
source officielleIl n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des associations tendant à l'annulation de l'arrêt avant dire droit du 11 avril 2022. Les conclusions présentées par les associations et la métropole Toulon Provence Méditerranée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " () les présidents de chambre () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ". 2. Par un arrêt avant dire droit du 11 avril 2022, la cour administrative d'appel de Marseille a ordonné une expertise portant sur une partie des ralentisseurs implantés sur la voirie de la métropole Toulon Provence Méditerranée. Postérieurement à l'introduction du pourvoi, la cour administrative d'appel de Marseille a, par un arrêt n° 20MA03262 du 27 mars 2023, annulé le jugement du 2 juillet 2020 du tribunal administratif de Toulon, rejeté, au vu des résultats de l'expertise, la demande présentée à ce tribunal par l'association PUMSD, la FFMC 83 et autres, et mis à leur charge les frais d'expertise. Cet arrêt, faute d'avoir fait l'objet d'un pourvoi en cassation, est devenu définitif. Dès lors, les conclusions de l'association PUMSD et de la FFMC 83 tendant à l'annulation de l'arrêt avant dire droit du 11 avril 2022 de la cour administrative d'appel de Marseille sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer. 3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par l'association PUMSD et la FFMC 83, ainsi qu'à celles présentées par la métropole Toulon Provence Méditerranée, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. O R D O N N E : Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de l'association " Pour une mobilité sereine et durable " et la fédération française des motards en colère, antenne du Var, tendant à l'annulation de l'arrêt avant dire droit du 11 avril 2022 de la cour administrative d'appel de Marseille. Article 2 : Les conclusions présentées par l'association " Pour une mobilité sereine et durable " et la fédération française des motards en colère, antenne du Var, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 3 : Les conclusions présentées par la métropole Toulon Provence Méditerranée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Pour une mobilité sereine et durable ", à la fédération française des motards en colère, antenne du Var, à la métropole Toulon Provence Méditerranée et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Fait à Paris, le 26 octobre 2023 Signé : N. BOULOUIS La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 2ème chambre
- Formation
- 2ème chambre
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 26 octobre 2023
Référence
ECLI:FR:CECHS:2023:464948.20231026
Données disponibles
- Texte intégral