Conseil d'État · 9ème chambre — 31 décembre 2024
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2024:494868.20241231
- Date
- 31 décembre 2024
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IAFaits
Le demandeur a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler une décision du directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes ayant procédé à une saisie administrative à son encontre. Le tribunal administratif a rejeté sa demande par une ordonnance. Le demandeur a formé un appel devant la cour administrative d'appel de Marseille, qui a également rejeté son recours. Le demandeur a ensuite formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat contre l'ordonnance de rejet de la cour administrative d'appel. Le bureau d'aide juridictionnelle près le Conseil d'Etat a rejeté sa demande d'aide juridictionnelle, et le recours contre ce refus a également été rejeté.
Procédure
Le Conseil d'Etat a examiné le pourvoi en cassation du demandeur. La notification de l'ordonnance attaquée mentionnait l'obligation de se faire représenter par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Le pourvoi n'a pas été présenté par un avocat habilité, ce qui constitue une irrecevabilité au regard des articles L. 822-1 et R. 821-3 du code de justice administrative.
Question juridique
Le pourvoi en cassation formé par le demandeur, non représenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation alors que cette représentation était obligatoire, est-il recevable ?
Solution
source officielleLe pourvoi n'est pas admis en raison de son irrecevabilité pour défaut de ministère d'avocat obligatoire.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante : Mme A B a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler la décision du 18 octobre 2022 par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes a procédé à son encontre à une saisie administrative. Par une ordonnance n° 2205964 du 12 janvier 2023, le président de la 3ème chambre de ce tribunal a rejeté sa demande. Par une ordonnance n° 23MA00614 du 4 avril 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille a rejeté l'appel formé par Mme B contre ce jugement. Par un pourvoi, enregistré le 4 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat d'annuler cette ordonnance. Par une décision du 30 juillet 2024, le bureau d'aide juridictionnelle près le Conseil d'Etat a rejeté la demande d'aide juridictionnelle de Mme B. Par une ordonnance du 24 septembre 2024, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a rejeté le recours formé contre ce refus d'aide juridictionnelle. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". 2. Aux termes de l'article R. 821-3 du code de justice administrative : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 612-1 du même code, des conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu'elle a été mentionnée dans la notification de la décision contestée, peuvent être rejetées sans demande de régularisation préalable. 3. Le pourvoi de Mme B, qui n'est pas au nombre de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de ministère d'avocat, n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation alors que la notification de l'ordonnance attaquée faisait mention de cette obligation. Par suite, ce pourvoi n'est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis. ORDONNE : ---------------- Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B. Copie en sera adressée à la ministre chargée des comptes publics. Fait à Paris, le 31 décembre 2024 La présidente : Anne Egerszegi La République mande et ordonne à la ministre chargée des comptes publics, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour la secrétaire du contentieux, par délégation :
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 9ème chambre
- Formation
- 9ème chambre
- Dispositif
- Irrecevabilité
- Date
- 31 décembre 2024
Référence
ECLI:FR:CECHS:2024:494868.20241231
Données disponibles
- Texte intégral