Conseil d'État · 8ème chambre — 15 avril 2025
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2025:493862.20250415
- Date
- 15 avril 2025
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IAFaits
Le requérant a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 25 mars 2022 de la commission de recours de l'invalidité refusant de lui attribuer une pension militaire d'invalidité pour des dommages physiques subis pendant la guerre d'Algérie. Cette demande a été rejetée par le vice‑président du tribunal administratif (ordonnance n° 2209707/5‑3 du 31 août 2022), puis par la présidente de la cour administrative d’appel de Paris (ordonnance n° 22PA04447 du 17 août 2023), et le Conseil d’État n’a pas admis le pourvoi (ordonnance n° 488781 du 5 mars 2024). Le requérant a ensuite présenté, le 29 avril 2024, une requête en révision devant le Conseil d’État, sans être assisté d’un avocat. Le greffe l’a invité à régulariser sa requête (courrier du 28 mai 2024, notifié le 12 juin 2024) en lui accordant un délai d’un mois, mais il n’a pas régularisé sa requête.
Procédure
1. Demande d’annulation présentée devant le tribunal administratif de Paris – rejet (ordonnance n° 2209707/5‑3 du 31 août 2022). 2. Appel devant la cour administrative d’appel de Paris – rejet (ordonnance n° 22PA04447 du 17 août 2023). 3. Pourvoi en cassation devant le Conseil d’État – non‑admission (ordonnance n° 488781 du 5 mars 2024). 4. Présentation d’une requête en révision au Conseil d’État le 29 avril 2024, non‑assistée d’avocat. 5. Invitation à régulariser la requête (courrier du 28 mai 2024, notifié le 12 juin 2024) avec délai d’un mois. 6. Absence de régularisation du requérant. 7. Décision du président de la 2ᵉ chambre du contentieux du Conseil d’État du 15 avril 2025 rejetant la requête.
Question juridique
La requête en révision présentée devant le Conseil d’État est-elle recevable au regard des exigences de représentation par avocat et de la régularisation demandée ?
Solution
source officielleRejet de la requête du requérant.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante : M. A B a demandé au tribunal administratif de Paris, d'annuler la décision du 25 mars 2022 par laquelle la commission de recours de l'invalidité a refusé de lui attribuer une pension militaire d'invalidité en raison de dommages physiques causés par la guerre d'Algérie. Par une ordonnance n° 2209707/5-3 du 31 août 2022, le vice-président de la 5ème section de ce tribunal a rejeté cette demande. Par une ordonnance n° 22PA04447 du 17 août 2023, la présidente de la cour administrative d'appel de Paris a rejeté l'appel formé par M. B contre cette ordonnance. Par une ordonnance n° 488781 du 5 mars 2024, le président de la 2ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat n'a pas admis le pourvoi de M. B tendant à l'annulation de cette ordonnance. Par une requête, enregistrée le 29 avril 2024, au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B demande au Conseil d'Etat : 1°) de réviser l'ordonnance n°488781 du 5 mars 2024 par laquelle le Conseil d'Etat n'a pas admis son pourvoi en cassation ; 2°) de statuer à nouveau sur ce pourvoi. Par un courrier du 28 mai 2024, notifié le 12 juin 2024, le greffe de la 8ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a invité M. B à régulariser sa requête qui n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article R. 122-12 du code de justice administrative : " Le président de la section du contentieux, les présidents adjoints de cette section, les présidents de chambre et les conseillers d'Etat mentionnés au quatrième alinéa de l'article R. 122-7 peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". 2. Aux termes de l'article R. 834-3 du code de justice administrative : " Le recours en révision est présenté par le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat, même si la décision attaquée est intervenue sur un pourvoi pour la présentation duquel ce ministère n'est pas obligatoire ". 3. La requête de M. B n'a pas été présentée par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. 4. Malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier du 28 mai 2024, lequel a été notifié le 12 juin 2024, et qui lui impartissait un délai d'un mois pour ce faire, M. B n'a pas régularisé sa requête. Celle-ci n'est, dès lors, pas recevable et ne peut qu'être rejetée. ORDONNE : Article 1er : La requête de M. B est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Fait à Paris, le 15 avril 2025 Le président : Signé : Thomas Andrieu La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 8ème chambre
- Formation
- 8ème chambre
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 15 avril 2025
Référence
ECLI:FR:CECHS:2025:493862.20250415
Données disponibles
- Texte intégral