Conseil d'État · 8ème chambre — 17 avril 2025
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2025:499075.20250417
- Date
- 17 avril 2025
Mes notes
privées · visibles par vous seulRésumé structuré
IAFaits
La société civile immobilière (SCI) des Logis Sainte-Anne a demandé au tribunal administratif de Nîmes de prononcer la décharge des cotisations de taxes foncières des années 2021 et 2022 au titre de la vacance d'une maison ou l'inexploitation d'un immeuble à usage industriel ou commercial. Le tribunal administratif a rejeté cette demande par un jugement du 27 septembre 2024. La société a formé un pourvoi devant le Conseil d'Etat le 22 novembre 2024, demandant l'annulation de ce jugement et, au fond, la satisfaction de sa demande initiale. Le secrétariat de la 8ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a invité la société à régulariser son pourvoi, qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, par un courrier du 27 novembre 2024 notifié le 2 décembre 2024.
Procédure
Le Conseil d'Etat examine le pourvoi de la société des Logis Sainte-Anne. Le pourvoi n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que cette représentation est obligatoire pour les recours en cassation devant le Conseil d'Etat, sauf exceptions non applicables en l'espèce. La société a été invitée à régulariser son pourvoi dans un délai d'un mois à compter du 2 décembre 2024, mais ne l'a pas fait.
Question juridique
Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat est-il recevable lorsque le recours n'est pas présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, et que la régularisation n'a pas été effectuée dans le délai imparti ?
Solution
source officielleLe pourvoi n'est pas admis en raison de son irrecevabilité pour défaut de ministère d'avocat obligatoire et de non-régularisation dans le délai imparti.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante : La société civile immobilière (SCI) des Logis Sainte-Anne a demandé au tribunal administratif de Nîmes de prononcer la décharge des cotisations de taxes foncières des années 2021 et 2022 au titre de la vacance d'une maison ou l'inexploitation d'un immeuble à usage industriel ou commercial situé au 106 route de Carpentras, Vedène (Provence-Alpes-Côte-D'azur). Par un jugement n° 2302085 du 27 septembre 2024, ce tribunal a rejeté cette demande. Par un pourvoi, enregistré le 22 novembre 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société des Logis Sainte-Anne demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler ce jugement ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande. Par un courrier du 27 novembre 2024, notifié le 2 décembre 2024, le secrétariat de la 8ème chambre de la section du contentieux du Conseil d'Etat a invité la société des Logis Sainte-Anne à régulariser son pourvoi qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". 2. Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 de ce même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni audience publique. 3. Selon l'article R. 821-3 de ce même code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ". 4. Le pourvoi de la société des Logis Sainte-Anne n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors qu'il ne fait pas partie de ceux que l'article R. 821-3 dispense de cette obligation. 5. Elle ne l'a pas régularisé, malgré la demande de régularisation qui lui a été adressée par un courrier du 27 novembre 2024, qui doit être regardé, en l'absence de retrait du pli recommandé dont il a été avisé, comme ayant été notifié le 2 décembre 2024, et qui lui impartissait un délai d'un mois à compter de cette date. Ce pourvoi n'est donc pas recevable et ne peut, dès lors, être admis. ORDONNE : Article 1er : Le pourvoi de la société des Logis Sainte-Anne n'est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière des Logis Sainte-Anne. Fait à Paris, le 17 avril 2025 Le président, Signé : Thomas Andrieu La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Pour le secrétaire du contentieux, par délégation :
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 8ème chambre
- Formation
- 8ème chambre
- Dispositif
- Irrecevabilité
- Date
- 17 avril 2025
Référence
ECLI:FR:CECHS:2025:499075.20250417
Données disponibles
- Texte intégral