Conseil d'État · 5ème chambre — 17 avril 2025
- ECLI
- ECLI:FR:CECHS:2025:501543.20250417
- Date
- 17 avril 2025
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IAFaits
Le requérant a demandé l'annulation de la décision du préfet d'Eure-et-Loir rejetant sa demande de reconstitution de quatre points sur son permis de conduire après un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande par ordonnance. Le requérant a alors formé un pourvoi devant le Conseil d'État pour obtenir l'annulation de cette ordonnance et, au fond, la satisfaction de sa demande.
Procédure
Le Conseil d'État a examiné le pourvoi. Le pourvoi n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, alors que la notification de l'ordonnance attaquée mentionnait l'obligation de représentation par avocat.
Question juridique
Le pourvoi devant le Conseil d'État est-il recevable lorsqu'il n'est pas présenté par un avocat alors que l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée ?
Solution
source officielleLe pourvoi du requérant n'est pas admis. Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi pour irrecevabilité, faute de représentation par avocat.
Résumé généré automatiquement — à vérifier avec la décision originale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante : M. B A a demandé au tribunal administratif d'Orléans d'annuler la décision du 27 novembre 2024 par laquelle le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté sa demande de reconstitution de quatre points au capital de son permis de conduire à la suite d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière, effectué les 29 et 30 juillet 2024, et d'enjoindre au préfet de lui reconstituer quatre points au capital de son permis de conduire. Par une ordonnance n° 2405277 du 9 février 2025, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif a rejeté sa demande. Par un pourvoi, enregistré le 14 février 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à sa demande. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ". Aux termes du troisième alinéa de l'article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d'avocat (), le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l'admettre ". Selon l'article R. 821-3 de ce code : " Le ministère d'un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l'introduction, devant le Conseil d'Etat, des recours en cassation, à l'exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ". Enfin, en vertu du deuxième alinéa de l'article R. 612-1 du même code, le Conseil d'Etat, juge de cassation, peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, un pourvoi qui n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque l'obligation de représentation a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée. 2. Le pourvoi de M. A, qui n'est pas au nombre de ceux que l'article R. 821-3 du code de justice administrative dispense de l'obligation de ministère d'avocat, n'a pas été présenté par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, alors que la notification de l'ordonnance attaquée faisait mention de cette obligation. Par suite, il n'est pas recevable et ne peut, dès lors, être admis. O R D O N N E : Article 1er : Le pourvoi de M. A n'est pas admis. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A. Fait à Paris, le 17 avril 2025 Signé : Jean-Philippe Mochon La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition conforme ; Pour le secrétaire du contentieux, par délégation : Bernard Longieras 1
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 5ème chambre
- Formation
- 5ème chambre
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 17 avril 2025
Référence
ECLI:FR:CECHS:2025:501543.20250417
Données disponibles
- Texte intégral