CAA13Cour administrative d'appel de Marseille
CAA13 · Cour administrative d'appel de Marseille — 16 janvier 2023
- ECLI
- ORCA_22MA01430_20230116
- Date
- 16 janvier 2023
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Procédures contentieuses antérieures : I. Mme B C a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile. II. M. A C a demandé au tribunal administratif de Toulon d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile. Par un jugement n° 2201058, 2201059 du 29 avril 2022, la magistrate désignée du tribunal administratif de Toulon a rejeté les demandes des requérants. Procédures devant la Cour : I. Par une requête, enregistrée le 18 mai 2022 sous le n° 22MA01430, Mme C, représentée par Me Bertelle, demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du 29 avril 2022 ; 2°) d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 la concernant ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale pour elle et ses trois enfants dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Bertelle sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. II. Par une requête, enregistrée le 18 mai 2022 sous le n° 22MA01431, M. C, représenté par Me Bertelle, demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du 29 avril 2022 ; 2°) d'annuler l'arrêté du 6 avril 2022 le concernant ; 3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale pour lui et ses trois enfants dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à Me Bertelle sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juillet 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille. La demande d'aide juridictionnelle de M. C a été rejetée par une décision du 8 juillet 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille. Vu les autres pièces des dossiers. Vu : - le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Les requêtes enregistrées sous les n°s 22MA01430 et 22MA01431 sont dirigées contre le même jugement, qui avait joint les demandes de chacun des requérants, qui sont mariés. Il y a lieu, dès lors, de joindre ces requêtes pour y statuer par une seule ordonnance. Sur les conclusions en annulation et aux fins d'injonction : 2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : / () 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ". 3. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet des Alpes-Maritimes a délivré le 6 octobre 2022 à chacun des requérants une attestation de demande d'asile en procédure normale. Dès lors, les conclusions de M. et Mme C tendant à l'annulation des arrêtés du 6 avril 2022 sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer, non plus que sur les conclusions aux fins d'injonction. Sur les conclusions relatives aux frais d'instance : 4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991. O R D O N N E : Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requêtes de M. et Mme C tendant à l'annulation des arrêtés du 6 avril 2022 du préfet des Bouches-du-Rhône portant transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de leurs demandes d'asile. Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. et Mme C est rejeté. Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C, à M. A C, à Me Bertelle et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée pour information aux préfets des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes. Fait à Marseille, le 16 janvier 2023 2, 22MA01431
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Chronologie de l'affaire
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Synthèse
- Juridiction
- CAA13
- Chambre
- Cour administrative d'appel de Marseille
- Date
- 16 janvier 2023
Référence
ORCA_22MA01430_20230116
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel