TA78Tribunal Administratif de VERSAILLES
TA78 · Tribunal Administratif de VERSAILLES — 21 juin 2024
- ECLI
- ORTA_2405157_20240621
- Date
- 21 juin 2024
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 juin 2024, M. A C demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de faire appliquer les règles et les décisions académiques concernant les conditions de passage de l'examen du Diplôme National du Brevet par son fils B scolarisé au sein du collège " Blanche de Castille " au Chesnay-Rocquencourt.
Il soutient son fils B, qui bénéficie d'un plan d'accompagnement personnalisé depuis le CE1 pour une dyslexie, dysorthographie, dysgraphie et TDA-H doit bénéficier de mesures d'aménagement pour le passage des épreuves du diplôme national du brevet ; que le 5 mars 2024, les mesures d'aménagement ont été confirmées par l'académie ; que les mesures MH512 (assistance d'un secrétaire lecteur), MH521 (assistant pour reformulation des consignes), MH522 (assistant pour séquençage des consignes complexes) et MH 523 (assistant pour explicitation des sens second et métaphorique) nécessitent la mise en place d'un accompagnant " dédié au candidat " ; que l'établissement Blanche de Castille refuse la mise en place d'un assistant-lecteur dédié à B et confirme la mise en place d'accompagnants mutualisés à plusieurs élèves en raison d'un manque de moyens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Sauvageot, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. C demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de faire appliquer les règles et les décisions académiques concernant les conditions de passage de l'examen du Diplôme National du Brevet par son fils B scolarisé au sein du collège " Blanche de Castille " au Chesnay-Rocquencourt.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, le premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code prévoit que : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
3. Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. À cet égard, la seule circonstance qu'une atteinte à une liberté fondamentale, portée par une mesure administrative, serait avérée n'est pas de nature à caractériser l'existence d'une situation d'urgence au sens de ces dispositions. Il appartient au juge des référés d'apprécier, au vu des éléments que lui soumet le requérant comme de l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la condition d'urgence particulière est satisfaite, en prenant en compte la situation du requérant et les intérêts qu'il entend défendre mais aussi l'intérêt public qui s'attache à l'exécution des mesures prises par l'administration.
4. Le requérant, qui indique former un référé liberté, n'invoque aucune liberté fondamentale au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative qui aurait fait l'objet d'une atteinte grave et manifestement illégale de la part du collège " Blanche de Castille ". Par suite, sa requête doit être rejetée, en tout état de cause, comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Fait à Versailles, le 21 juin 2024.
La juge des référés,
signé
J. Sauvageot
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA78
- Chambre
- Tribunal Administratif de VERSAILLES
- Date
- 21 juin 2024
Référence
ORTA_2405157_20240621
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA