TA69Tribunal Administratif de LyonRejet
TA69 · Tribunal Administratif de Lyon — 21 janvier 2025
- ECLI
- ORTA_2407560_20250121
- Date
- 21 janvier 2025
Source : DILA / Judilibre · open data
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Solution
source officielleRejet moyen (Art R.222-1 al.7)
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2024, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal : 1°) d'annuler la décision du 15 mai 2024, par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Loire lui a seulement accordé une remise partielle de 170,28 euros de sa dette d'aide personnelle au logement d'un montant total de 681,13 euros, laissant à sa charge la somme de 510,85 euros et de lui en accorder la remise totale ; 2°) de prononcer la décharge de son indu de d'aide personnelle au logement d'un montant de 681,13 euros et d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de la Loire de rembourser les retenues effectuées. Il soutient que : - l'indu n'est pas fondé ; - il est de bonne foi, ayant toujours déclaré ses revenus et changements de situation ; - il est dans une situation précaire, son salaire ne permettant que difficilement de faire face aux charges courantes. Par un courrier du 13 août 2024, le greffe du tribunal a invité M. B, en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, à motiver et compléter sa requête, dans un délai d'un mois, en indiquant précisément au tribunal l'objet de sa demande et en présentant une argumentation destinée à montrer que la décision contestée méconnaît ses droits. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de la construction et de l'habitation ; - le code de la sécurité sociale - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ". 2. En matière de contentieux sociaux, l'article R. 772-6 du même code dispose : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". 3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur de travailleurs privés d'emploi, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, d'apprécier, en application de l'article L.553-2 du code de la sécurité sociale, si une remise gracieuse est susceptible d'être accordée au regard de la situation de précarité et de la bonne foi du requérant. A cet égard, il ne lui appartient pas de statuer sur le bienfondé de l'indu. 4. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 13 août 2024 et dont l'accusé de réception postal a été signé le 21 août, M. B n'a pas retourné le formulaire. Dans sa requête, il se borne à contester le bien-fondé de l'indu, à soutenir qu'il est de bonne foi, ayant toujours déclarés ses revenus, et qu'il se trouve en difficulté pour faire face à ses charges courantes ainsi qu'aux règlements de l'indu mis à sa charge, vivant à trois sur son seul salaire. Si le requérant transmet des pièces relatives à ses revenus, à savoir une attestation de paiement de Pôle Emploi pour l'allocation d'aide au retour à l'emploi formation sur la période d'avril 2023 à octobre 2023, et l'attestation employeur destinée à Pôle Emploi pour la période d'octobre à mars 2023, en l'absence de régularisation, il ne fournit pas d'élément relatif à ses charges permettant, le cas échéant, de lui accorder une remise. Dans ces conditions, les conclusions de M. B tendant à l'obtention d'une remise de dette, de même que les conclusions aux fins de décharge de l'indu et de remboursement des retenues déjà effectuées, doivent être rejetées. 5. Il ressort de tout ce qui précède que la requête, qui ne comporte que l'énoncé de moyens manifestement non assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. O R D O N N E : Article 1er : La requête de M. B est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Fait à Lyon, le 21 janvier 2025. La première vice-présidente, D. Jourdan La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA69
- Chambre
- Tribunal Administratif de Lyon
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 21 janvier 2025
Référence
ORTA_2407560_20250121
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel