TA69Tribunal Administratif de Lyon
TA69 · Tribunal Administratif de Lyon — 22 janvier 2026
- ECLI
- ORTA_2505041_20260122
- Date
- 22 janvier 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une ordonnance n°2407809 du 16 septembre 2024, le tribunal administratif de Lyon a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer à M. B... A... un logement correspondant à ses besoins et à ses capacités de type T4-T5 au plus tard le 1er octobre 2024 sous astreinte de 300 euros par mois de retard. Par une requête, enregistrée le 22 avril 2025, la préfète du Rhône demande au tribunal de mettre fin à l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat. Elle soutient que M. B... A... a été attributaire d’un logement de type T5 pour lequel le bail a été signé le 12 septembre 2024. Cette requête a été communiquée à M. B... A... qui n’a pas produit de mémoire en défense. Vu : - l’ordonnance n°2407809 du 16 septembre 2024 du tribunal administratif de Lyon ; - l’ordonnance n°2305183 du 11 septembre 2023 du tribunal administratif de Lyon ; - les autres pièces du dossier. - le code de la construction et de l’habitation ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Le I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation dispose que le demandeur de logement social qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et devant être logé d’urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire devant la juridiction administrative un recours tendant à ce qu’il soit ordonné à l’Etat d’exécuter la décision de la commission. 2. Par une décision du 8 novembre 2022, la commission de médiation du Rhône a reconnu M. B... A... comme prioritaire et devant se voir proposer un logement répondant à ses besoins et à ses capacités, de type T4-T5 accessible. Saisi sur le fondement des dispositions précitées, le tribunal, par une ordonnance du 16 septembre 2024, a prononcé à l’encontre de l’Etat une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de la fin du délai d’exécution à verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement en cas de non-exécution de l’injonction de relogement de M. B... A.... 3. L’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation prévoit que tant que l’astreinte n’est pas liquidée définitivement par le juge, elle doit être versée au fonds deux fois par an, toute astreinte versée en application du jugement la prononçant restant acquise au fonds. En vertu de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le président peut statuer par ordonnance sur la liquidation de l’astreinte. A cette fin, il lui appartient de prendre en compte la période d’inexécution de l’injonction par le fait de l’administration. Il peut toutefois, eu égard aux circonstances de l’espèce, modérer le montant de l’astreinte dû, ou, exceptionnellement, déclarer qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte dans les limites résultant des dispositions précitées de l’article L. 441-2-3-1. 4. Il résulte de l’instruction que M. B... A... s’est vu proposer un logement type T5 dont il n’est pas contesté qu’il correspond à ses besoins et capacités et que le bail a été signé le 12 septembre 2024. L’Etat doit être regardé comme s’étant acquitté à cette date de son obligation de relogement de M. B... A.... L’Etat s’étant ainsi acquitté de son obligation avant la date limite fixée par l’ordonnance n°2407809 du 16 septembre 2024, il n’y a pas lieu de procéder la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par cette dernière. O R D O N N E : Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte mise à la charge de l’Etat par l’ordonnance n°2407809 du 16 septembre 2024. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la préfète du Rhône, à M. B... A... et au ministre de la ville et du logement. Fait à Lyon, le 22 janvier 2026. La présidente du tribunal, C. Mariller La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition, Un greffier,
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Chronologie de l'affaire
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Synthèse
- Juridiction
- TA69
- Chambre
- Tribunal Administratif de Lyon
- Date
- 22 janvier 2026
Référence
ORTA_2505041_20260122
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel