TA69Tribunal Administratif de LyonSatisfaction TotaleCitée 1×
TA69 · Tribunal Administratif de Lyon — 22 janvier 2026
- ECLI
- ORTA_2508829_20260122
- Date
- 22 janvier 2026
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une ordonnance n°2409050 du 30 octobre 2024, le tribunal administratif de Lyon a enjoint à la préfète du Rhône d’assurer à Mme A... B... un logement correspondant à ses besoins et à ses capacités de type T1-T2 adapté PMR au plus tard le 1er décembre 2024 sous astreinte de 300 euros par mois de retard. Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2025, la préfète du Rhône demande au tribunal de mettre fin à l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat. Elle soutient que Mme A... B... a été attributaire d’un logement de type T2 pour lequel le bail a été signé le 22 avril 2025. Cette requête a été communiquée à Mme A... B... qui n’a pas produit de mémoire en défense. Vu : - l’ordonnance n°2409050 du 30 octobre 2024 du tribunal administratif de Lyon ; - les autres pièces du dossier ; - le code de la construction et de l’habitation ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : 1. Le I de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation dispose que le demandeur de logement social qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et devant être logé d’urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire devant la juridiction administrative un recours tendant à ce qu’il soit ordonné à l’Etat d’exécuter la décision de la commission. 2. Par une décision du 27 février 2024, la commission de médiation du Rhône a reconnu Mme A... B... comme prioritaire et devant se voir proposer un logement répondant à ses besoins et à ses capacités, de type T1-T2 adapté PMR. Saisi sur le fondement des dispositions précitées, le tribunal, par une ordonnance du 30 octobre 2024, a prononcé à l’encontre de l’Etat une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter de la fin du délai d’exécution à verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement en cas de non-exécution de l’injonction de relogement de Mme A... B.... 3. L’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation prévoit que tant que l’astreinte n’est pas liquidée définitivement par le juge, elle doit être versée au fonds deux fois par an, toute astreinte versée en application du jugement la prononçant restant acquise au fonds. En vertu de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le président peut statuer par ordonnance sur la liquidation de l’astreinte. A cette fin, il lui appartient de prendre en compte la période d’inexécution de l’injonction par le fait de l’administration. Il peut toutefois, eu égard aux circonstances de l’espèce, modérer le montant de l’astreinte dû, ou, exceptionnellement, déclarer qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte dans les limites résultant des dispositions précitées de l’article L. 441-2-3-1. 4. Il résulte de l’instruction que Mme A... B... s’est vu proposer un logement type T2 dont il n’est pas contesté qu’il correspond à ses besoins et capacités et que le bail a été signé le 22 avril 2025. L’Etat doit être regardé comme s’étant acquitté à cette date de son obligation de relogement de Mme A... B.... Il y a donc lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par l’ordonnance du 30 octobre 2024. L’exécution de cette ordonnance étant intervenue postérieurement à la date limite qu’elle fixe, l’astreinte qu’elle prononce s’élève, pour la période allant du 1er décembre 2024 au 31 mars 2025, à la somme de 1 200 euros. Par suite, il y a lieu, par application des dispositions précitées, de condamner l’Etat à verser la somme de 1 200 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement au titre de la liquidation définitive de l’astreinte. O R D O N N E : Article 1er : L’Etat est condamné à verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement la somme de 1 200 euros au titre de la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2409050 du 30 octobre 2024, sous réserve des paiements déjà effectués. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la préfète du Rhône, à Mme A... B... et au ministre de la ville et du logement. Copie en sera transmise au ministère public près la Cour des comptes. Fait à Lyon, le 22 janvier 2026. La présidente du tribunal, C. Mariller La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition, Un greffier,
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Chronologie de l'affaire
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Synthèse
- Juridiction
- TA69
- Chambre
- Tribunal Administratif de Lyon
- Dispositif
- Satisfaction Totale
- Date
- 22 janvier 2026
- Citations reçues
- 1 décision(s)
Référence
ORTA_2508829_20260122