TA75Tribunal Administratif de Paris
TA75 · Tribunal Administratif de Paris — 28 janvier 2026
- ECLI
- ORTA_2511651_20260128
- Date
- 28 janvier 2026
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 avril 2025, la société par actions simplifiée UPSA, représentée par Me Corbin, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 14 novembre 2024 par laquelle le président du Comité économique des produits de santé (CEPS) lui a notifié qu’elle était redevable d’une remise exonératoire de la contribution “M” au titre de l’année 2023 pour la somme de 4 168 311 euros, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) d’enjoindre au président du CEPS de recalculer la somme due sur la base d’un montant de la contribution “M” transmis par l’Union de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale (URSSAF) ;
3°) d’enjoindre au président du CEPS de transmettre un nouveau montant de 2 986 153 euros à l’URSSAF pour qu’elle ajuste son appel de fonds ;
4°) de mettre à la charge du CEPS la somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a délégué Mme Weidenfeld, présidente de section, pour faire application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
D’une part, aux termes du premier alinéa de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ».
D’autre part, aux termes du premier alinéa de l’article R. 312-10 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles, commerciales et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession ». Par ailleurs, en vertu de l’article R. 221-3 du même code, le département des Hauts-de-Seine est compris dans le ressort du tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Le présent litige est relatif à l’application d’une législation sur les activités professionnelles, au sens de l’article R. 312-10 du code précité. Il ressort des pièces du dossier que la société requérante a son siège dans le département des Hauts-de-Seine. Dès lors, en application des dispositions combinées des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, la requête relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et non de celle du tribunal administratif de Paris. Il y a donc lieu de renvoyer le dossier de la présente requête au tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application de la procédure prévue en son article R. 351-3.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête susvisée est transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, à la société UPSA et à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.
Fait à Paris, le 28 janvier 2026.
La présidente de la 6ème section,
K. WeidenfeldAvocats intervenants
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA75
- Chambre
- Tribunal Administratif de Paris
- Date
- 28 janvier 2026
Référence
ORTA_2511651_20260128
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel