TA75Tribunal Administratif de Paris
TA75 · Tribunal Administratif de Paris — 6 mai 2025
- ECLI
- ORTA_2512007_20250506
- Date
- 6 mai 2025
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 4 mai 2025, M. A B, représenté par Me Peythieu, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ; 2°) de suspendre immédiatement l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire sans délai et l'a placé en rétention et l'arrêté du même jour portant interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois ; 3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros qui sera versée à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. M. B soutient que : - il justifie de l'existence d'une situation d'urgence ; - les arrêtés litigieux portent une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, au droit à ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants et au droit au respect de sa vie privée et familiale. Des pièces enregistrées le 6 mai 2025 ont été produites par le préfet de police représenté par le cabinet Actis Avocats. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ; - le code de justice administrative. Mme Giraudon a été désignée par le président du tribunal pour statuer sur les demandes de référé. Les parties ont été régulièrement convoquées à une audience publique. Au cours de l'audience publique du 6 mai 2025, tenue en présence de Mme Grivalliers, greffière, Mme Giraudon a donné lecture de son rapport et entendu : - les observations de Me Peythieu, représentant M. B ; - les observations de Me Suarez représentant le préfet de police qui a conclu au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et au rejet des conclusions relatives aux frais de l'instance. La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience. Considérant ce qui suit : Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire : 1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête en référé de M. B, il y a lieu d'admettre l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée. Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 2. Postérieurement à l'introduction de l'instance, le préfet de police a retiré les arrêtés litigieux. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. B sont devenues sans objet. Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance : 3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros qui sera versée à Me Peythieu en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle et sous réserve que M. B soit définitivement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. O R D O N N E Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. B. Article 3 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Peythieu, avocat de M. B, une somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre d'État, ministre de l'intérieur et à Me Peythieu. Copie en sera adressée au préfet de police et au bureau d'aide juridictionnelle. Fait à Paris, le 6 mai 2025. La juge des référés, Signé M.-C. GIRAUDON La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. N°2512007/9
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Chronologie de l'affaire
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TA756 mai 2025CETTE DÉCISION
ORTA_2512007_20250506
TA6914 octobre 2025
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Synthèse
- Juridiction
- TA75
- Chambre
- Tribunal Administratif de Paris
- Date
- 6 mai 2025
Référence
ORTA_2512007_20250506
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel