TA34Tribunal Administratif de MontpellierRejet
TA34 · Tribunal Administratif de Montpellier — 20 avril 2026
- ECLI
- ORTA_2601594_20260420
- Date
- 20 avril 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Solution
source officielleRejet moyen (Art R.222-1 al.7)
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 26 février 2026, M. A... B... forme opposition à la contrainte émise le 2 février 2026 par la caisse d’allocations familiales de l’Hérault en vue du recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de logement sociale (ALS) d’un montant de 2 052 euros. Il soutient que : - durant la période concernée, il était inscrit aux Cours Florent ; - il n’a jamais cherché à dissimuler sa situation et a toujours fourni des informations exactes ; - les sommes perçues ont été utilisées pour régler des loyers impayés dans un contexte de grande précarité ; - il est actuellement sans ressources, ni épargne et cette dette le place dans une situation extrêmement difficile. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la construction et de l’habitation ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit : Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (…). ». L’article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ». Par un courrier recommandé du 27 février 2026, auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative, M. B... a été invité à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits, ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande. Alors que M. B... a retourné ce formulaire au tribunal le 23 mars 2026, il se borne à soutenir que, pensant être dans son bon droit, il a sollicité son changement de statut d’étudiant à sans activité auprès de la caisse d’allocations familiales, lequel changement a généré la dette en litige et que la somme d’argent perçue a été utilisée pour payer son loyer. Par suite, sa requête, qui ne comporte que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé et inopérants, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. M. B... peut s’il s’y croit fondé demander un échéancier de paiement auprès de la caisse d’allocations familiales de l’Hérault. O R D O N N E : Article 1er : La requête de M. B... est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B.... Copie en sera adressée à la caisse d’allocations familiales de l’Hérault. Fait à Montpellier, le 20 avril 2026. La présidente de la 1ère Chambre, F. Corneloup La République mande et ordonne au ministre du Travail et de la Solidarité en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision. Pour expédition conforme, Montpellier le 20 avril 2026. La greffière, M. C...
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA34
- Chambre
- Tribunal Administratif de Montpellier
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 20 avril 2026
Référence
ORTA_2601594_20260420
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel