TA95Tribunal Administratif de Cergy-PontoiseRejet
TA95 · Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — 6 mars 2026
- ECLI
- ORTA_2604551_20260306
- Date
- 6 mars 2026
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 3 mars 2026, M. A... B..., doit être regardé comme demandant à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : de suspendre l’exécution de la décision du 3 janvier 2026 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a cloturé sa demande de renouvellement de son titre de séjour; d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour le temps de ce rééxamen ; de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il risque de perdre son emploi et subit d’importantes pertes financières en raison de la décision contestée ; il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : elle montre un examen tardif de son dossier ; elle est insuffisamment motivée ; elle est entachée d’une erreur de fait dès lors que son dossier était complet ; elle est disproportionnée ; elle méconnaît les dispositions de l’article L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ; elle méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales; elle est entachée d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle; elle méconnaît les principes de bonne administration, de séurité juridique et d’examen particulier des situations. Vu : - les autres pièces du dossier ; - la requête n° 2604589, enregistrée le 2 mars 2026, par laquelle M. B... demande l’annulation de la décision attaquée. Vu le code de justice administrative. Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé. Considérant ce qui suit : Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du premier alinéa de l’article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Si M. B... fait valoir qu’il a déposé, le 19 décembre 2024, un dossier complet de renouvellement de son titre de séjour, il ne joint aucune pièce à sa requête et n’établit dès lors aucune des circonstances qu’il allègue et notamment pas qu’il a été ou est titulaire d’un titre de séjour, qu’il a déposé une demande de renouvellement, ni, à plus forte raison, la complétude de cette demande. Dans ces conditions, en l’état de l’instruction, aucun des moyens rappelés dans les visas de la présente ordonnance n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, à la supposer existante. Par suite, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, il y a lieu de rejeter la requête de M. B... en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. ORDONNE : La requête de M. B... est rejetée. La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B.... Fait à Cergy, le 6 mars 2026. La juge des référés signé L. Moinecourt La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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Chronologie de l'affaire
Décisions liées par citation directe, ordonnées par instance (tribunal → cour d'appel → cassation) puis par date. Ceci reflète les citations extraites des textes, pas une garantie qu'il s'agit strictement de la même affaire.
TA956 mars 2026CETTE DÉCISION
ORTA_2604551_20260306
TA7830 avril 2026
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Synthèse
- Juridiction
- TA95
- Chambre
- Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
- Dispositif
- Rejet
- Date
- 6 mars 2026
Référence
ORTA_2604551_20260306
Données disponibles
- Texte intégral