TA95Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
TA95 · Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — 17 mars 2026
- ECLI
- ORTA_2605256_20260317
- Date
- 17 mars 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 11 mars 2026, M. B... A... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de l’arrêté du 30 janvier 2026 par lequel la maire de la commune de Louvres a prononcé la fermeture de l’établissement recevant du public « Club privé l’Eden », qu’il exploite. Il soutient que : la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision contestée porte une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle ; que l’établissement ne présente pas de danger, aucun incident n’étant intervenu ; que chaque mois de fermeture lui fait perdre 3 800 à 4500 euros alors qu’il verse un loyer de 1 600 euros ; qu’en outre, elle porte atteinte à sa réputation ; il existe plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : il a déposé une demande de modification d’ERP le 5 février 2026 afin de mettre son établissement en conformité avec les normes applicables; il a en outre empêché l’accès à un étage ce qui a eu pour effet de réduire la surface d’exploitation ; aucun délai ne lui a été accordé pour procéder à des travaux ; elle est entachée d’un détournement de pouvoir dès lors que l’objectif de la décision de fermeture est de permettre la vente des locaux à un proche de l’équipe municipale. Vu les pièces du dossier. Vu le code de justice administrative. Le président du tribunal a désigné Mme Moinecourt, en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé. Considérant ce qui suit : Par la présente requête, M. A... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 30 janvier 2026 par lequel la maire de la commune de Louvres a prononcé la fermeture de l’établissement recevant du public « Club privé l’Eden », qu’il exploite. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du premier alinéa de l’article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». M. A..., qui présente sa requête sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, ne justifie pas avoir saisi le tribunal d’une requête au fond tendant à l’annulation de la décision dont il sollicite la suspension. Par suite, ses conclusions sont manifestement irrecevables dans le cadre de la procédure de référé suspension prévue par les dispositions précitées de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter sa requête en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du même code. ORDONNE : La requête de M. A... est rejetée. La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A.... Fait à Cergy, le 17 mars 2026. La juge des référés Signé L. Moinecourt La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- TA95
- Chambre
- Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
- Date
- 17 mars 2026
Référence
ORTA_2605256_20260317
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel
- Analyse IA