LEGI > ARTI > 00 > 00 > 46 > 86 > 92
Décisions mentionnant Article 1737 — issues de la recherche plein texte, à vérifier avec chaque décision.
Les approvisionnements de la Compagnie des Indes (1737-1770). L'horizon géographique lorientais
Le Bouedec Gérard. Les approvisionnements de la Compagnie des Indes (1737-1770). L'horizon géographique lorientais. In: Histoire, économie et société, 1982, 1ᵉ année, n°3. pp. 377-412.
L'amende pour fausse facturation (article 1737 du CGI) : une sanction de 50% que personne ne voit venir. Par Frédéric Naïm, Avocat.
La sanction la plus redoutable du droit fiscal des entreprises n’est pas celle qu’on croit. On parle beaucoup des pénalités pour manquement délibéré (40%), des amendes pour abus de droit (80%), des sanctions pénales pour fraude fiscale.
projet de loi portant réforme de la dotation globale de fonctionnement et modifiant le code des communes et le code général des impôts
Du mémoire judiciaire comme relais entre le droit et la fiction littéraire
Cet article traite du mémoire judiciaire qui peut être, dans la France du xviiie siècle, un des relais possibles entre le droit et la fiction littéraire. Il le resitue d’abord dans son contexte judiciaire et retrace son évolution, notamment par rapport à sa diffusion, avant d’explorer à l’aide d’un exemple l’apport du mémoire judiciaire pour la littérature, mais aussi l’apport de la littérature pour l’appréhension du droit. L’exemple choisi d’un procès en rapt de séduction (celui perpétré en 1737 sur la riche héritière d’Anne-Marie de Moras, âgée alors de seulement treize ans) concerne une affaire aux aspects hautement romanesques par les événements mêmes et qui peut s’inscrire dans la longue tradition du motif littéraire de l’amour contrarié. Le roman du chevalier de Mouhy de 1739 reprend cette tradition dans un roman-mémoires dans lequel il prête la plume à Anne-Marie de Moras, et réinvente les faits dans la perspective de la victime. Si son roman ne traite pas les événements de la fugue-enlèvement même (dont on peut penser que le lecteur de l’époque les connaissait, entre autres, par les mémoires judiciaires), il s’adonne surtout au récit de ses antécédents et contribue à la compréhension de l’affaire par la perspective imaginée de la jeune fille, absente du procès où se confrontaient son ravisseur et ses oncles, principaux intéressés de la famille après la mort de sa mère et dont on peut présumer qu’ils ne défendaient pas seulement les intérêts d’Anne-Marie, détenue alors dans un couvent. Dans la veine des romans-mémoires qui avaient pour habitude d’invoquer le jugement du lecteur sur des questions morales, Mouhy instaure à son tour le lecteur comme juge, d’une affaire réelle cette fois-ci, et contribue ainsi par son roman, tout comme les mémoires judiciaires, à la formation de l’opinion publique.