Cour de Cassationciv2
Cour de Cassation · civ2 — 7 mars 1979
- ECLI
- 60794bd19ba5988459c43fa5
- Date
- 7 mars 1979
responsabilite civilechoses inanimées (article 1384 alinéa 1er du code civil)gardetransfertventedommages antérieursimmeubleterraindommage causé au terrain voisinréparationaction dirigée contre le propriétaireacquisition antérieure à la réalisation du dommagenécessitéfait de la choseapplications diversesvente postérieureeffetdommageconditionsimputabilitégardien postérieur à la réalisation du dommage (non)acheteurobligationsresponsabilité délictuelle du vendeurtransmission à l'acheteur (non)
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Texte intégral
Sur le moyen unique, pris en sa troisième branche : Vu l'article 1384 alinéa 1er du Code civil, Attendu, selon l'arrêt attaqué, que les époux X..., propriétaires, ont obtenu, par jugements définitifs, condamnation de Chartier, propriétaire d'un terrain contigu au leur, à boucher les brèches provoquées sur leur terrain par l'érosion d'une ancienne carrière exploitée par lui, et à édifier à ses frais un mur de soutènement sous le contrôle d'un expert ; que Chartier a cédé son terrain sans avoir exécuté ces travaux ; que les époux X..., alléguant que les obligations mises à la charge de Chartier s'étaient transmises aux acquéreurs du terrain, ont assigné la Société Financia et les époux Y..., acquéreurs successifs, afin de leur faire déclarer communs les jugements ayant condamner Chartier et, en conséquence, de les entendre condamner solidairement à exécuter à leurs frais les travaux prescrits à celui-ci ; Attendu que, pour décider qu'en application de l'article 1384 alinéa 1er du Code civil, les époux Y..., actuels propriétaires, devaient supporter les conséquences des dégats causés aux époux X... du fait du terrain, l'arrêt se borne à énoncer que les désordres persistent depuis leur acquisition ; Attendu qu'en ne précisant pas que les époux Y... ne seraient tenus de réparer que les dommages survenus postérieurement à leur acquisition, la Cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres branches du moyen ; CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu entre les parties le 13 juin 1977, par la Cour d'appel de Paris, remet, en conséquence, la cause et les parties au même et semblable état où elles étaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la Cour d'appel d'Angers, à ce désignée par délibération spéciale prise en la Chambre du conseil ;
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ2
- Date
- 7 mars 1979
- Matière
- responsabilite civile
Référence
60794bd19ba5988459c43fa5
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel