Cour de Cassationciv2
Cour de Cassation · civ2 — 10 février 1993
- ECLI
- 60794c829ba5988459c45afb
- Date
- 10 février 1993
procedure civilenotificationsignificationpersonneimpossibilitéremise antérieure d'un acte par le même huissierremise à une adresse différentejugements et arretssignification à partie
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Dijon, 18 juin 1991), que, le 20 juillet 1990, un jugement d'un tribunal de commerce a fait l'objet d'une signification sous forme d'un procès verbal de recherches infructueuses au dernier domicile connu de M. X..., qui a fait appel le 22 novembre suivant ; Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté le recours formé par M. X... contre l'ordonnance du conseiller de la mise en état qui a déclaré son appel irrecevable, alors qu'il résulte de cet arrêt et des pièces de la procédure que l'huissier de justice instrumentaire lui avait, au mois de novembre 1989, notifié, dans une autre affaire, un acte à la résidence où il se trouvait encore le 20 juillet 1990, la cour d'appel violant ainsi les articles 654 et 659 du nouveau Code de procédure civile ; Mais attendu que l'arrêt ayant, par motifs propres et adoptés, relevé que la signification litigieuse avait été faite au domicile donné par M. X... dans ses conclusions, que l'huissier de justice avait précisé à l'acte que les voisins et la mairie du lieu lui avaient indiqué que l'intéressé était parti sans laisser d'adresse que la lettre recommandée qu'il lui avait adressée, était revenue avec la mention " n'habite pas à l'adresse indiquée ", retient que la remise en mairie d'un acte à M. X..., plusieurs mois auparavant, dans une affaire différente, à une autre résidence, par le même officier ministériel, n'établit pas que celui-ci avait connaissance de la résidence exacte de M. X... au jour de la signification ; Que, de ces constatations et énonciations, la cour d'appel a pu déduire que la signification était régulière et que l'appel de M. X... avait été fait hors délai ; Qu'ainsi le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ2
- Date
- 10 février 1993
- Matière
- procedure civile
Référence
60794c829ba5988459c45afb
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel