Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 2 mars 1994
- ECLI
- 60794c8e9ba5988459c45ff1
- Date
- 2 mars 1994
assurance (règles générales)sinistredéclarationdélaiabsence de forme particulière prévue dans la policerespect du délaiappréciation souveraineassurance de personnesaccidents corporelsaccidentdécès accidenteldéfinition donnée par la policeaccident survenu à l'assurécorrespondancecause extérieuredécès consécutif à une chutegarantieetenduedéfinitiondécès dû à une cause extérieure à l'assuré
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Texte intégral
Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que M. X..., décédé au cours de la nuit du 18 au 19 mars 1988 des suites d'une chute, avait adhéré à une police d'assurance de groupe souscrite auprès de la compagnie d'assurances La Mondiale, qui prévoyait qu'en cas de décès accidentel, défini dans la police comme étant " une atteinte corporelle non intentionnelle de la part de l'assuré et provenant de l'action soudaine et exclusive d'une cause extérieure ", le capital de base serait doublé, mais qui exigeait, à peine de déchéance du droit à ce doublement, que l'accident soit déclaré à l'assureur dans les 30 jours ; que l'arrêt confirmatif attaqué (Montpellier, 20 janvier 1992), écartant les moyens de l'assureur tirés d'une absence de déclaration de l'accident dans le délai de 30 jours et du fait qu'il ne répondrait pas à la définition de la police dès lors que l'analyse du sang du défunt avait révélé un taux d'alcoolémie, a accueilli la demande de Mme X... tendant à l'attribution d'un capital doublé ; Sur les deux moyens réunis, pris en leurs diverses branches : Attendu, d'abord, que c'est par une appréciation souveraine des éléments de preuve soumis à son examen que la cour d'appel a retenu que l'accident avait bien été déclaré à l'assureur dans le délai de 30 jours, étant précisé que la police d'assurance ne soumettait cette déclaration à aucune forme particulière ; Attendu, ensuite, que c'est également par une appréciation souveraine que la cour d'appel, statuant par motifs propres ou adoptés, après avoir constaté que M. X... était tombé involontairement dans une profonde dénivellation de terrain et que cette chute avait provoqué sa mort, a estimé que les circonstances de cet accident répondaient à la définition qui en était donnée par la police d'assurance ; qu'enfin, ayant relevé qu'aucune clause de cette police ne subordonnait l'attribution du doublement du capital-décès à l'absence d'état d'imprégnation alcoolique du défunt, la cour d'appel a légalement justifié sa décision ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 2 mars 1994
- Matière
- assurance (règles générales)
Référence
60794c8e9ba5988459c45ff1
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel