Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 3 décembre 1996
- ECLI
- 60794ccb9ba5988459c46ff3
- Date
- 3 décembre 1996
officiers publics ou ministerielshuissier de justiceactesignificationsignification d'une assignation en validité de saisiearrêtenvoi par la poste au greffe du second original de l'assignation en validitélettre non parvenueabsence d'enrôlementmandatmandataireresponsabilitéfauteprocédure de saisieprocedure civileassignationassignation non placéeenvoi par la poste au greffe du second original de l'assignationsaisies (législation antérieure à la loi du 9 juillet 1991)saisievaliditéassignation en validité
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Texte intégral
Sur le moyen unique, pris en ses deux branches : Vu l'article 1992 du Code civil ; Attendu que, à la demande de M. Z..., M. X..., huissier de justice, a diligenté une procédure de saisie-arrêt sur un compte bancaire à l'encontre de M. Y... ; que l'assignation en validité a été délivrée pour l'audience du tribunal d'instance d'Angers du 16 juin 1992 ; que, le 4 juin 1992, M. X... a adressé par la poste le second original de cette assignation pour enrôlement au greffe du tribunal, mais que celle-ci n'est jamais parvenue à son destinataire ; que, le jour de l'audience, M. Z..., qui n'avait pas d'avocat, s'est présenté en personne, et qu'ayant appris par l'huissier audiencier que l'affaire n'était pas inscrite au rôle, il a quitté la salle sans avoir expliqué sa situation au juge ; que, dans ces conditions, M. Y... a obtenu la mainlevée de la saisie-arrêt, par une ordonnance de référé du 30 juin 1992 ; que M. Z... a alors assigné M. X... en dommages-intérêts, soutenant que sa responsabilité contractuelle était engagée ; Attendu que, pour rejeter cette demande, le Tribunal, après avoir relevé que le mandat donné par M. Z... à M. X... s'achevait par l'enrôlement de l'assignation en validité, retient que rien ne démontre que l'absence d'enrôlement est imputable au comportement de M. X..., que le délai de l'article 838 du nouveau Code de procédure civile est dépourvu de sanction, que, selon l'article 839 du même Code, les délais de remise de l'assignation peuvent être réduits par autorisation du juge, et que, par application de l'article 829 de ce Code, les parties pouvaient se présenter volontairement devant le juge qui était saisi de la demande, de sorte qu'en quittant la salle d'audience sans expliquer au juge qui la présidait la mésaventure qui lui arrivait, M. Z... est devenu l'auteur de son propre préjudice ; Qu'en se déterminant ainsi, alors qu'il appartenait à l'huissier de justice, chargé d'enrôler l'affaire, de s'assurer, dans la mesure où il ne déposait pas lui-même le second original, que cet acte envoyé par la poste était bien parvenu au greffe, le Tribunal a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 8 décembre 1993, entre les parties, par le tribunal d'instance de Saumur ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal d'instance de Tours.
Articles de loi cités
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 3 décembre 1996
- Matière
- officiers publics ou ministeriels
Référence
60794ccb9ba5988459c46ff3
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel