Cour de Cassationciv3
Cour de Cassation · civ3 — 9 décembre 1998
- ECLI
- 60794ccb9ba5988459c47021
- Date
- 9 décembre 1998
expropriation pour cause d'utilite publiqueindemnitéappeldélaipoint de départlettre recommandée expédiée le dernier jourirrecevabilité (non)appel civilcomputationappel formé par lettre recommandéedate d'expédition
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Vu l'article 668 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que lorsque l'appel est formé au moyen d'une déclaration notifiée par voie postale, la date de notification est, à l'égard de celui qui y procède, celle de l'expédition de la lettre ; Attendu que, pour déclarer irrecevable comme tardif l'appel interjeté par M. X... contre le jugement fixant l'indemnité lui revenant à la suite de l'expropriation au profit de l'Etat, de parcelles lui appartenant, l'arrêt attaqué (Nîmes, 21 juillet 1997) retient que l'appelant a formé son appel par lettre recommandée expédiée le dernier jour du délai et " que cet appel ne pouvait être reçu qu'hors délai " ; Qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 21 juillet 1997, entre les parties, par la cour d'appel de Nîmes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier (Chambre des expropriations).
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ3
- Date
- 9 décembre 1998
- Matière
- expropriation pour cause d'utilite publique
Référence
60794ccb9ba5988459c47021
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel