Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 12 mars 1991
- ECLI
- 6079b15a9ba5988459c51c47
- Date
- 12 mars 1991
contrat de travail, rupturelicenciementcausecause réelle et sérieusecondamnation pénalepublicité donnée à la condamnation dans la pressecondamnation pour infraction à la législation sur les sociétéssalarié occupant d'importantes fonctions de représentation de l'entreprisefaits de nature à entraver la bonne marche de l'entreprisefaits ayant donné lieu à une condamnation pénale en première instance du salariérelaxe prononcée en appel
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Texte intégral
. Sur le moyen unique : Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Toulouse, 5 mai 1988), M. X..., engagé le 1er septembre 1980 en qualité de délégué régional du GIE La Maison du logement, a été licencié le 16 novembre 1983 ; Attendu qu'il fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir jugé que le licenciement reposait sur une cause réelle et sérieuse au motif que le salarié avait été condamné à une peine d'emprisonnement avec sursis prononcée par le tribunal correctionnel, alors que, selon le pourvoi, dès lors que M. X... avait été relaxé par les juges du second degré, le motif retenu par les premiers juges qui, au demeurant, se référaient à une activité antérieure à l'embauche du salarié, avait perdu toute pertinence, fût-elle assortie de commentaires de presse, l'arrêt attaqué ne pouvait retenir qu'il existait une cause réelle et sérieuse qui manquait en fait ; Mais attendu que la cour d'appel a relevé, d'une part, qu'une large publicité avait été donnée, dans la presse, à une condamnation pénale prononcée pour des infractions à la législation sur les sociétés concernant un salarié qui occupait des fonctions importantes de représentation vis-à-vis des administrations, des collectivités publiques et d'autres sociétés, d'autre part, que cette situation était de nature à entraver la marche de l'entreprise ; qu'elle a ainsi fait ressortir l'existence d'éléments objectifs et, en l'état de ces constatations, a décidé, dans l'exercice du pouvoir qu'elle tient de l'article L. 122-14-3 du Code du travail, par une décision motivée, que le licenciement procédait d'une cause réelle et sérieuse ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 12 mars 1991
- Matière
- contrat de travail, rupture
Référence
6079b15a9ba5988459c51c47
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel