Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 30 avril 1997
- ECLI
- 6079b1899ba5988459c52737
- Date
- 30 avril 1997
contrat de travail, rupturelicenciementsalarié protégémesures spécialesautorisation administrativeappréciation du bienfondé de l'autorisation par le juge judiciairepossibilité (non)separation des pouvoirsacte administratifappréciation de la légalité, de la régularité ou de la validitéincompétence judiciairecontrat de travailcause réelle et sérieuseappréciationcauseportéerepresentation des salariesrègles communesfondé de l'autorisation par le juge judiciaire (non)prud'hommescompétencecompétence matérielleformalités légaleslettre de licenciementcontenumention des motifs du licenciementvisa de l'autorisation administrativeprocédure préalable à la saisine de l'inspecteur du travailcontrôle de sa régularitéinspecteur du travailcompétence administrative
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
ARRÊT N° 1 Sur le moyen unique : Attendu que M. X..., embauché le 2 novembre 1989 par la société Adriss, aux droits de laquelle se trouve la société Halfen, a été candidat aux élections de délégué du personnel qui ont eu lieu le 21 mai 1991 mais n'a pas été élu ; qu'il a été licencié pour motif économique le 19 juillet 1991 après que son employeur ait obtenu une autorisation de l'inspecteur du Travail en date du 27 juin 1991 ; Attendu que le salarié fait grief à l'arrêt attaqué (Versailles, 23 septembre 1994) de l'avoir débouté de sa demande d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse alors que, selon le moyen, la lettre de licenciement était insuffisamment motivée et que, par ailleurs, le délégué du personnel n'aurait pas été consulté sur le licenciement ; Mais attendu que le juge judiciaire ne peut, en l'état de l'autorisation administrative accordée à l'employeur de licencier un salarié protégé et sans violer le principe de la séparation des pouvoirs, apprécier le caractère réel et sérieux du licenciement ; qu'en outre, en visant l'autorisation de l'inspecteur du Travail, l'employeur a motivé la lettre de licenciement ; qu'enfin il appartenait à l'inspecteur du Travail, sous le contrôle éventuel du juge administratif, de vérifier la régularité de la procédure préalable à sa saisine ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi.
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 30 avril 1997
- Matière
- contrat de travail, rupture
Référence
6079b1899ba5988459c52737
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel