Cour de Cassationsoc
Cour de Cassation · soc — 21 mars 2000
- ECLI
- 6079b1a49ba5988459c52cb5
- Date
- 21 mars 2000
contrat de travail, rupturelicenciementcausecause réelle et sérieusefaute du salariéfaute grave invoquéefait imputable au salariénécessitéfaute gravenotion
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Texte intégral
Sur le premier moyen : Vu les articles L. 122-3-8, L. 122-41 et L. 981-1 du Code du travail ; Attendu que Mlle X... a été engagée le 1er octobre 1992 par la société PCM 4 dans le cadre d'un contrat de qualification de 2 ans, que son contrat a été rompu par une lettre du 12 février 1993 ; Attendu que pour dire que la rupture du contrat de travail de Mlle X... est fondée sur une faute grave, la cour d'appel retient que les injures et menaces proférées par sa soeur, en la présence passive de la salariée, sont constitutives d'une faute grave ; Attendu, cependant, qu'un comportement fautif ne peut résulter que d'un fait imputable au salarié ; D'où il suit qu'en statuant comme elle a fait, alors que le comportement de sa soeur, seul visé dans la lettre de licenciement, ne pouvait être imputé à faute à Mlle X..., la cour d'appel a violé les dispositions susvisées ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur le deuxième moyen : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 16 octobre 1997, entre les parties, par la cour d'appel de Versailles ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Orléans.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- soc
- Date
- 21 mars 2000
- Matière
- contrat de travail, rupture
Référence
6079b1a49ba5988459c52cb5
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel