Cour de Cassationcomm
Cour de Cassation · comm — 8 mars 1988
- ECLI
- 6079d31e9ba5988459c57aa6
- Date
- 8 mars 1988
reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)revendicationmarchandises livrées au débiteurrevente par celuicirevendication des deniersconditionexistence de la marchandise en nature au jour de l'ouverture de la procédure collectivesubrogationsubrogation réellecasfaillite, règlement judiciaire, liquidation des biensmarchandises livrées au débiteur avec réserve de propriétéexistence de la marchandise en naturemarchandises impayéesprix dû par le sousacquéreur
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que la société Richier a été mise en liquidation des biens sans avoir payé un certain nombre d'engins de travaux publics livrés par la société Clemac, dont elle était le concessionnaire ; que se fondant sur une clause de réserve de propriété, dont l'opposabilité à la masse n'a pas été contestée, la société Clemac, après avoir obtenu la restitution de plusieurs engins, a revendiqué le prix, non encore payé à la société Richier par les sous-acquéreurs, d'autres matériels ; Sur le moyen unique, pris en sa première branche : Attendu que la société Clemac reproche à l'arrêt d'avoir rejeté cette dernière demande alors, selon le pourvoi, que la cour d'appel qui s'est bornée à relever que les matériels revendus par la société Richier et demeurés impayés n'étaient plus en possession de cette société au jour de la revendication intervenue dans le délai de quatre mois à partir du jugement ouvrant la procédure de liquidation des biens de ladite société, sans rechercher si ces matériels étaient encore en possession du débiteur au jour de ce jugement, a privé sa décision de base légale au regard des articles 65 et 66 de la loi du 13 juillet 1967 ; Mais attendu que l'arrêt relève que l'action en revendication du prix concerne " des matériels dont il n'est pas contesté qu'ils n'étaient plus en la possession de la société Richier lors de la liquidation des biens de cette société à la suite de leur revente à des sous-acquéreurs " ; que le moyen manque en fait ; Mais sur le moyen unique, pris en sa seconde branche : Vu les articles 65 et 66 de la loi du 13 juillet 1967 ; Attendu, néanmoins, que pour rejeter la revendication du prix encore dû à la société Richier, la cour d'appel a retenu qu'une telle revendication, soumise aux mêmes conditions que la revendication des marchandises elles-mêmes, était impossible dès lors que celles-ci n'étaient plus en la possession du débiteur ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que par suite de la revente par la société Richier de matériels demeurés en leur état initial et qui ne lui avaient jamais appartenu, le prix encore dû à celle-ci se trouvait subrogé aux biens dont la société Clemac était demeurée propriétaire, la cour d'appel n'a pas tiré de ses constatations les conséquences qui en résultaient ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, en ce qu'il a rejeté la revendication du prix encore dû à la société Richier, l'arrêt rendu le 16 avril 1986, entre les parties, par la cour d'appel de Versailles ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel d'Amiens
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- comm
- Date
- 8 mars 1988
- Matière
- reglement judiciaire, liquidation des biens (loi du 13 juillet 1967)
Référence
6079d31e9ba5988459c57aa6
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel