Cour de Cassation · cr — 14 mars 1996
- ECLI
- 6137256fcd5801467741db21
- Date
- 14 mars 1996
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Procédure
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Question juridique
Sur le moyen unique de cassation ; "en ce que les condamnations prononcées en 1989 et 1992 à l'encontre de Placide Juan emportaient de plein droit, sans que la juridiction ait à la prononcer expressément, l'interdiction d'exercer toute fonction de direction, de gérance ou d'administration dans une entreprise commerciale ou industrielle; "alors que le 2ème alinéa de l'article 4 de la loi n° 47-1635 du 30 août 1947 prévoit que le tribunal fixe la durée de l'incapacité dont est frappée le commerçant ou l'industriel ayant encouru une des condamnations, déchéances et sanctions prévues à l'article 1 de la même loi; "qu'en l'espèce la Cour a constaté que le tribunal n'avait pas expressément prononcé d'interdiction à l'encontre de Placide Juan; "que dans ces conditions la Cour ne pouvait le déclarer coupable du délit visé aux articles 1 à 6 de la loi du 30 août 1947, par là même violé";
Solution
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Texte intégral
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le quatorze mars mil neuf cent quatre-vingt-seize, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de M. le conseiller référendaire de LAROSIERE de CHAMPFEU, les observations de la société civile professionnelle URTIN-PETIT et ROUSSEAU-VAN TROYEN, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général le FOYER de COSTIL; Statuant sur le pourvoi formé par : - JUAN X..., contre l'arrêt de la cour d'appel de RIOM, chambre correctionnelle, en date du 6 juillet 1994, qui pour infraction à la loi sur l'assainissement des professions commerciales, l'a condamné à 4 mois d'emprisonnement et 10 ans d'interdiction d'exercer toute activité commerciale ou industrielle; Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation ; "en ce que les condamnations prononcées en 1989 et 1992 à l'encontre de Placide Juan emportaient de plein droit, sans que la juridiction ait à la prononcer expressément, l'interdiction d'exercer toute fonction de direction, de gérance ou d'administration dans une entreprise commerciale ou industrielle; "alors que le 2ème alinéa de l'article 4 de la loi n° 47-1635 du 30 août 1947 prévoit que le tribunal fixe la durée de l'incapacité dont est frappée le commerçant ou l'industriel ayant encouru une des condamnations, déchéances et sanctions prévues à l'article 1 de la même loi; "qu'en l'espèce la Cour a constaté que le tribunal n'avait pas expressément prononcé d'interdiction à l'encontre de Placide Juan; "que dans ces conditions la Cour ne pouvait le déclarer coupable du délit visé aux articles 1 à 6 de la loi du 30 août 1947, par là même violé"; Attendu que, pour déclarer Placide Juan coupable d'infraction à la loi du 30 août 1947 relative à l'assainissement des professions commerciales, la cour d'appel énonce qu'en dépit de deux condamnations pour escroqueries à des peines de 6 mois et 3 mois d'emprisonnement emportant, aux termes des articles 1er et 2 de ladite loi, interdiction de plein droit d'exercer une quelconque profession commerciale ou fonction de direction, de gérance ou d'administration dans une entreprise commerciale, il a dirigé en fait une société à responsabilité limitée; Attendu qu'en cet état, et dès lors qu'en l'absence de limitation expresse de la durée de l'interdiction, celle-ci était illimitée, sauf faculté pour l'intéressé d'en solliciter le relèvement, la cour d'appel n'a pas encouru le grief allégué; D'où il suit que le moyen ne peut qu'être écarté ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus; Où étaient présents : M. Culié conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. de Larosière de Champfeu conseiller rapporteur, MM. Roman, Schumacher, Martin, Mme Chevallier, M. Challe, Mistral conseillers de la chambre, M. de Mordant de Massiac, Mmes de la Lance, Karsenty conseillers référendaires, M. le Foyer de Costil avocat général, Mme Nicolas greffier de chambre; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- cr
- Date
- 14 mars 1996
- Matière
- reglementation economique
Référence
6137256fcd5801467741db21
Données disponibles
- Texte intégral