Conseil d'État4 SS
Conseil d'État · 4 SS — 30 juin 1986
- ECLI
- CETAT:CETATEXT000007700559
- Date
- 30 juin 1986
administratif
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Question juridique
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Solution
source officielle66-07-02 TRAVAIL - LICENCIEMENT - LICENCIEMENT POUR MOTIF ECONOMIQUE
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Texte intégral
Vu la requête sommaire et le mémoire complémentaire enregistrés les 6 mai 1981 et 26 août 1981 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la SOCIETE EN NOM COLLECTIF ARNULF FRERES, dont le siège est à Drap à Vallon-des-Arnulf 06680 , et tendant à ce que le Conseil d'Etat : 1° annule un jugement en date du 17 février 1981 par lequel le tribunal administratif de Nice a annulé la décision du ministre du travail et de la participation en date du 14 juin 1978 indiquant à la SOCIETE ARNULF FRERES que l'autorisation de licenciement qu'elle avait sollicitée le 5 août 1977 était réputée acquise ; 2° rejette la demande présentée par M. X... devant le tribunal administratif de Nice, Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code des tribunaux administratifs ; Vu le code du travail ; Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ; Vu la loi du 30 décembre 1977 ; Après avoir entendu : - le rapport de Mme Vestur, Auditeur, - les observations de Me Copper-Royer, avocat de la SOCIETE EN NOM COLLECTIF ARNULF FRERES, - les conclusions de Mme Laroque, Commissaire du gouvernement ; Considérant que selon les dispositions du second alinéa de l'article L.321-9 du code du travail, pour toutes les demandes de licenciement pour cause économique autre que celles portant sur les cas visés à l'article L.321-3, l'autorité administrative dispose d'un délai de sept jours renouvelable une fois pour vérifier la réalité du motif économique invoqué et pour faire connaître soit son accord, soit son refus d'autorisation ; qu'en vertu de l'article R.321-8 du même code : "la décision prise sur cette demande doit parvenir à l'employeur... dans le délai de sept jours établi par l'article L.321-9 2ème alinéa lorsqu'il s'agit des autres cas de licenciement pour cause économique. Ce dernier délai peut être prorogé pour une durée de sept jours au plus. Le délai court à compter de la date d'envoi de la demande d'autorisation. A défaut de réception d'une décision dans l'un ou l'autre délai, l'autorisation demandée est réputée acquise" ; Considérant qu'il ressort des pièces figurant au dossier que la SOCIETE EN NOM COLLECTIF ARNULF FRERES a présenté au directeur départemental du travail et de l'emploi des Alpes-Maritimes, par une lettre du 5 août 1977 complétée par une lettre du 11 août 1977, une demande d'autorisation de licenciement pour motif économique de trois salariés, dont M. X..., chef comptable ; que ce directeur a, par lettre du 8 août, prorogé le délai d'instruction de la demande pour une durée de sept jours, qui expirait, en application des dispositions susrappelées de l'article R.321-8 du code du travail, le 25 août 1977 ; qu'il résulte des termes mêmes de la lettre du directeur départemental du travail du 17 août 1977 ; que celle-ci, ainsi que l'a estimé le tribunal administratif portant refus d'autorisation du licenciement, nonobstant la circonstance qu'elle contenait également une demande de renseignements ; qu'ainsi, le ministre du travail et de la participation n'a pu légalemen par sa décision du 14 juin 1978 confirmer une autorisation de licenciement qu'il tenait pour acquise à la suite de la demande formulée le 5 août 1977, par la société ; que celle-ci n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué le tribunal administratif de Nice a annulé la décision susvisée du ministre du travail et de la participation ; Article 1er : La requête de la SOCIETE ARNULF FRERES est rejetée. Article 2 : La présente décision sera notifiée à la SOCIETE ARNULF FRERES, à M. X... et au ministre des affaires sociales et del'emploi.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 4 SS
- Date
- 30 juin 1986
- Matière
- administratif
Référence
CETAT:CETATEXT000007700559
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel