Conseil d'État3 SS
Conseil d'État · 3 SS — 7 février 1990
- ECLI
- CETAT:CETATEXT000007743382
- Date
- 7 février 1990
administratif
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Question juridique
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Solution
source officielle16-06-09-01 COMMUNE - AGENTS COMMUNAUX - CESSATION DE FONCTIONS - LICENCIEMENT
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Texte intégral
Vu la requête, enregistrée le 4 juillet 1988 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS, représentée par son maire en exercice, à ce dûment autorisé par une délibération du conseil municipal du 26 juillet 1988 ; la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler le jugement du 19 avril 1988 par lequel le tribunal administratif d' Orléans a annulé, à la demande de M. X..., la décision du maire de Joué-les-Tours en date du 15 juillet 1985, mettant fin aux fonctions de M. X... en sa qualité de professeur contractuel au conservatoire de musique de Joué-les-Tours, 2°) de rejeter la demande présentée par M. X... au tribunal administratif d' Orléans ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code des communes ; Vu l'article 65 de la loi du 21 avril 1905 ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Après avoir entendu : - le rapport de M. Schneider, Maître des requêtes, - les observations de Me Cossa, avocat de la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS, - les conclusions de M. Toutée, Commissaire du gouvernement ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X... a été engagé par la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS, en septembre 1984, en qualité de professeur à l'école municipale de musique, à la suite d'un simple entretien, sans qu'ait été rédigé un document contractuel ; qu'il doit donc être regardé comme ayant exercé ses fonctions en vertu d'un contrat verbal qui le liait à la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS pour une durée indéterminée ; que, par suite, la décision en date du 15 juillet 1985 par laquelle le maire de Joué-lès-Tours à mis fin à ses fonctions ne peut s'analyser que comme un licenciement ; qu'il ressort des pièces du dossier que cette décision a été prise en considération de la personne de l'intéressé ; qu'elle est intervenue sans que celui-ci ait été mis à même de demander la communication de son dossier ; qu'elle est, dès lors, entachée d'irrégularité ; que la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS n'est donc pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, qui est suffisamment motivé, le tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du maire de Joué-lès-Tours, en date du 15 juillet 1985, mettant fin aux fonctions de M. X... ; Article 1er : La requête de la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS est rejetée. Article 2 : La présente décision sera notifiée à la COMMUNE DE JOUE-LES-TOURS, à M. X... et au ministre de l'intérieur.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 3 SS
- Date
- 7 février 1990
- Matière
- administratif
Référence
CETAT:CETATEXT000007743382
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel