Conseil d'État4ème chambre
Conseil d'État · 4ème chambre — 9 février 2018
- ECLI
- CETAT:CETATEXT000036610553
- Date
- 9 février 2018
administratif
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. F...D...et M. E...C...ont porté plainte contre M. A... B...devant la chambre disciplinaire de première instance de Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse de l'ordre des médecins. Le conseil départemental du Var s'est associé à la plainte. Par une décision n° 5367 du 13 septembre 2016, la chambre disciplinaire a infligé à M. B...la sanction d'interdiction d'exercer sa profession pour une durée de six mois. Par une décision n° 13346 du 5 septembre 2017, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins a rejeté l'appel formé par M. B...contre cette décision et indiqué que cette sanction serait exécutée du 1er janvier au 30 juin 2018. Procédures devant le Conseil d'Etat 1° Sous le n° 415481, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 novembre et 20 décembre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B...demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette décision ; 2°) de mettre à la charge de M.D..., de M. C...et du conseil départemental du Var de l'ordre des médecins la somme totale de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 2° Sous le n° 415559, par une requête sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 8 novembre et 21 décembre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B...demande au Conseil d'Etat d'ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins analysée sous le n° 415481 ; Il soutient que cette décision entraîne pour lui des conséquences difficilement réparables, qu'elle est entachée d'erreur de droit, d'insuffisance de motivation, de dénaturation des pièces du dossier et, enfin, qu'elle lui inflige une sanction hors de proportion avec les fautes reprochées ; .................................................................................... Vu les autres pièces des dossiers ; Vu : - le code de la santé publique ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Bruno Bachini, maître des requêtes, - les conclusions de Mme Sophie-Justine Lieber, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. B...; 1. Considérant que le pourvoi de M. B...dirigé contre la décision du 5 septembre 2017 de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins et sa requête tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de cette même décision présentent à juger les mêmes questions ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ; 2. Considérant qu'aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux " ; 3. Considérant que pour demander l'annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins qu'il attaque, M. B... soutient qu'elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle rejette sa demande de report d'audience, sans rechercher si celle-ci présentait un caractère dilatoire ; qu'elle est entachée d'insuffisance de motivation en ce qu'elle retient des pratiques publicitaires dont il serait l'auteur et l'insuffisante information qu'il aurait donnée à ses associés quant à l'installation d'appareils dans leurs locaux communs ; qu'elle est entachée de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle estime qu'il a procédé à la commercialisation d'un produit de beauté ; qu'elle est entachée d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit en ce qu'elle fonde la sanction qu'elle lui inflige sur son refus d'exécuter les termes du procès-verbal de conciliation, sans rechercher si son consentement à ce procès-verbal a été libre et éclairé ; qu'elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle juge qu'il s'est opposé à l'exécution des engagements pris lors de la conciliation ; qu'elle prononce une sanction hors de proportion avec les fautes reprochées ; 4. Considérant qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi ; 5. Considérant que, le pourvoi de M. B...n'étant pas admis, les conclusions qu'il présente aux fins de sursis à exécution de la même décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins sont devenues sans objet ; qu'il n'y a pas lieu d'y statuer ; D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. B... n'est pas admis. Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de sursis à exécution de M.B.... Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. A...B.... Copie en sera adressée à M. F...D..., à M. E...C..., au conseil départemental du Var de l'ordre des médecins et au Conseil national de l'ordre des médecins.
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 4ème chambre
- Date
- 9 février 2018
- Matière
- administratif
Référence
CETAT:CETATEXT000036610553
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel