Conseil d'État4ème chambre
Conseil d'État · 4ème chambre — 28 février 2018
- ECLI
- CETAT:CETATEXT000036664240
- Date
- 28 février 2018
administratif
Source : DILA / Judilibre · open data
Mes notes
privées · visibles par vous seulAnalyse IA non disponible
Générez un résumé intelligent de cette décision
Texte intégral
Vu les procédures suivantes : Procédure contentieuse antérieure Le conseil départemental de Haute-Corse de l'ordre des médecins a porté plainte contre M. B...A...devant la chambre disciplinaire de première instance de Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse de l'ordre des médecins. Par une décision n° 5299 du 28 août 2015, la chambre disciplinaire de première instance a infligé à M. A... la sanction d'interdiction d'exercer la médecine pendant deux ans assortie du sursis pour toute sa durée. Par une décision n° 12915 du 13 juin 2017, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins a, sur appels du Conseil national de l'ordre des médecins et de M. A..., confirmé la sanction d'interdiction d'exercer la médecine pendant deux ans, réduit la durée du sursis à vingt-et-un mois et décidé que cette sanction serait exécutée du 1er janvier au 31 mars 2018. Procédures devant le Conseil d'Etat 1° Sous le n° 413336, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 août et 13 novembre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A...demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette décision ; 2°) de mettre solidairement à la charge du Conseil national de l'ordre des médecins et du conseil départemental de Haute-Corse de l'ordre des médecins la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 2° Sous le n° 415650, par une requête et un nouveau mémoire, enregistrés les 13 et 27 novembre 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A...demande au Conseil d'Etat qu'il soit sursis à l'exécution de la même décision du 13 juin 2017 de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins. M. A...soutient que l'exécution de cette décision risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables et que plusieurs moyens sont de nature à justifier la cassation de cette décision et l'infirmation de la solution retenue par les juges du fond. .................................................................................... Vu les autres pièces des dossiers ; Vu : - le code de la santé publique ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Sara-Lou Gerber, auditeur, - les conclusions de M. Frédéric Dieu, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Richard, avocat de M. A...; 1. Considérant que le pourvoi par lequel M. A...demande l'annulation de la décision du 13 juin 2017 de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins et sa requête tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de cette décision présentent à juger les mêmes questions ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ; 2. Considérant qu'aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux " ; 3. Considérant que pour demander l'annulation de la décision de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins qu'il attaque, M. A...soutient qu'elle est entachée de dénaturation des pièces du dossier en ce qu'elle estime que le conseil départemental de Haute-Corse de l'ordre des médecins est l'auteur de la plainte, alors qu'il s'agit, en réalité, d'une plainte de la caisse primaire d'assurance maladie ; qu'elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle juge que cette plainte est recevable, alors qu'elle n'a pas été précédée d'une procédure de conciliation ; qu'elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle juge que le courrier du 11 décembre 2014 est suffisamment motivé pour revêtir le caractère d'une plainte recevable ; qu'elle est entachée d'erreur de droit et d'insuffisance de motivation en ce qu'elle se fonde sur la qualification juridique donnée par le juge pénal aux faits reprochés ; 4. Considérant qu'aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi ; 5. Considérant que le pourvoi de M. A...contre la décision du 13 juin 2017 de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins n'étant pas admis, ses conclusions aux fins de sursis à exécution de cette décision sont devenues sans objet ; D E C I D E : -------------- Article 1er : Le pourvoi de M. A...n'est pas admis. Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de sursis à exécution de M.A.... Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B...A.... Copie en sera adressée au conseil départemental de Haute-Corse de l'ordre des médecins et au Conseil national de l'ordre des médecins.
Citations
Aucune citation répertoriée pour cette décision.
Décisions connexes
Aucune décision similaire identifiée pour le moment.
Synthèse
- Juridiction
- Conseil d'État
- Chambre
- 4ème chambre
- Date
- 28 février 2018
- Matière
- administratif
Référence
CETAT:CETATEXT000036664240
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel