TA69Tribunal Administratif de Lyon
TA69 · Tribunal Administratif de Lyon — 10 avril 2026
- ECLI
- DTA_2604919_20260410
- Date
- 10 avril 2026
Source : DILA / Judilibre · open data
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Texte intégral
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 8 avril 2026, Mme C... demande au juge des référés : 1°) d’ordonner la suspension de saisies administratives à tiers détenteur émises par la trésorerie de Lyon Amendes et la trésorerie de Saint-Etienne Amendes pour le recouvrement forcé de la somme de 3 100 euros au titre de forfaits post-stationnement majorés pour de multiples amendes pour stationnement irrégulier ; 2°) d’enjoindre à l’administration de respecter un délai de douze mois avant toute nouvelle mesure d’exécution forcée afin de lui permettre d’exercer ses droits, préparer sa défense et rechercher une solution amiable ; 3°) de mettre à la charge de l’Etat les frais de poursuite et frais bancaires encourus. Vu : - les autres pièces du dossier ; - la requête enregistrée sous le n° 2604937 par laquelle Mme B... demande l’annulation des décisions en litige. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code général de la propriété des personnes publiques ; - le code de l’organisation judiciaire ; - le code de justice administrative. La présidente du tribunal a désigné M. Clément, président, pour statuer sur les demandes de référé. Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée (…) ». 2. Aux termes de l'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales : « (…) V.- La perception et le recouvrement du forfait de post-stationnement impayé et de sa majoration sont régis par les dispositions de l'article L. 2323-7-1 du code général de la propriété des personnes publiques. (…) ». Aux termes de l’article L. 2323-7-1 du code général de la propriété des personnes publiques : « Par dérogation aux dispositions du présent titre relatives aux produits et redevances du domaine des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics, le recouvrement du forfait de post-stationnement impayé et de la majoration prévus à l'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales est effectué selon les procédures, garanties et privilèges applicables au recouvrement des amendes pénales. Ce recouvrement est confié au comptable public désigné par arrêté du ministre du budget (...) ». Aux termes de l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire : « Le juge de l’exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s’élèvent à l’occasion de l’exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit à moins qu’elles n’échappent à la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. (...) ». Il résulte de ces dispositions combinées que les litiges afférents à un acte de poursuite diligenté pour le recouvrement des forfaits post stationnement demeurés impayés et de leur majoration relèvent du seul juge de l’exécution et de la compétence de l’ordre judiciaire. Ainsi, une demande de suspension de l’obligation de payer procédant d’un avis de saisie à tiers détenteur ne ressort pas de la compétence du juge administratif. 3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... doit être rejetée. O R D O N N E : Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée. Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C.... Fait à Lyon, le 10 avril 2026. Le juge des référés, M. Clément La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance. Pour expédition conforme, Un greffier,
Citations
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Chronologie de l'affaire
Décisions liées par citation directe, ordonnées par instance (tribunal → cour d'appel → cassation) puis par date. Ceci reflète les citations extraites des textes, pas une garantie qu'il s'agit strictement de la même affaire.
TA1325 mars 2026
ORTA_2604937_20260325TA6910 avril 2026CETTE DÉCISION
DTA_2604919_20260410
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Synthèse
- Juridiction
- TA69
- Chambre
- Tribunal Administratif de Lyon
- Date
- 10 avril 2026
Référence
DTA_2604919_20260410
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel