Cour de Cassationciv1
Cour de Cassation · civ1 — 9 janvier 2007
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2007:C100011
- Date
- 9 janvier 2007
nationalitenationalité françaisenationalité française d'originefrançais par filiationconditionsetablissement de la filiation attributive de nationalitédate d'établissementportéeacquisitioneffetseffet collectif de l'acquisition de la nationalitédéfinitionportée nationalitecontentieuxcertificat de nationalitéforce probantedéfautcascertificat de nationalité fondé sur des éléments erronésapplications diverses nationalitepreuve de la nationalitéeléments de preuve
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Texte intégral
Sur le moyen unique : Attendu que M. Paul A..., né le 14 juillet 1975 à Dabou (Côte d'Ivoire) s'est vu délivrer le 23 novembre 2000 un certificat de nationalité française, sur le fondement de l'article 84 du code de la nationalité française dans sa rédaction du 9 janvier 1973, comme étant devenu français de plein droit par l'effet collectif de la déclaration d'acquisition de la nationalité française de M. Neakien A..., son père à l'égard duquel sa filiation était établie ; qu'un tribunal de grande instance a rejeté la demande d'annulation du certificat de nationalité formée par le ministère public, la filiation de l'intéressé n'ayant, selon lui, été établie qu'après la majorité de l'intéressé ; Attendu que M. A... fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 1er décembre 2005) d'avoir infirmé le jugement et constaté son extranéité ; Attendu d'abord que l'arrêt relève justement que l'acte de reconnaissance de M. A... par son père, le 12 septembre 2000, postérieur à sa majorité, s'il établit sa filiation, ne peut avoir, eu égard à l'article 20-1 du code civil, aucune incidence sur sa nationalité de sorte que, fondé sur des éléments erronés, le certificat de nationalité du 23 novembre 2000 est dépourvu de force probante ; ensuite que, faisant à juste titre application de la loi ivoirienne désignée par la règle française de conflit de lois, selon laquelle, faute de reconnaissance ou de jugement, la filiation paternelle de l'enfant naturel est établie si la désignation du père dans l'acte de naissance est corroborée par la possession d'état, la cour d'appel a, sans inverser la charge de la preuve, souverainement estimé que M. A... ne démontrait pas avoir eu, pendant sa minorité, la possession d'état de fils de M. Neakien A... ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : Rejette le pourvoi ; Condamne M. A... aux dépens ; Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, première chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du neuf janvier deux mille sept. Le conseiller rapporteur le president Le greffier de chambre
Articles de loi cités
Citations
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Synthèse
- Juridiction
- Cour de Cassation
- Chambre
- civ1
- Date
- 9 janvier 2007
- Matière
- nationalite
Référence
ECLI:FR:CCASS:2007:C100011
Données disponibles
- Texte intégral
- Résumé officiel