LEGI > ARTI > 00 > 00 > 43 > 89 > 40
Décisions mentionnant Article L4624-7 — issues de la recherche plein texte, à vérifier avec chaque décision.
Recours contre un avis d'inaptitude : désignation valable d'un médecin expert en cas de blocage. Par Frédéric Chhum, Avocat et Sarah Bouschbacher, Juriste.
Par un arrêt du 22 mai 2024 (n°22-22.321) publié au bulletin, la Cour de cassation s’est prononcée sur la validité d’un rapport d’expertise rendu par un médecin expert et non par un médecin inspecteur du travail, relatif à un avis d’inaptitude d’un salarié. Les articles L4624-7 et R4624-45-2 du Code du travail prévoient qu’une mesure d’instruction ne peut être confiée qu’à un médecin inspecteur du travail territorialement compétent, ou bien, en cas d’indisponibilité de ce dernier, à tout autre médecin inspecteur du travail. Seulement, pour pallier une situation de blocage causée par le silence ou par le refus de tout autre médecin inspecteur du travail que celui territorialement compétent pour réaliser une mesure d’instruction, la Cour de cassation décide que le juge prud’homal peut valablement, dans ces conditions, désigner un médecin expert, autre que médecin inspecteur du travail.
7. L’échec en licence pour cause d’excès de travail... salarié
Chambre sociale
68f9b8300a84a5e5f0021756
proposition de loi modifiant le code du travail et relative à la négociation sur l'aménagement du temps de travail
Pour lutter contre l’échec dans l’enseignement supérieur, faut-il décourager ou encourager le travail salarié des étudiants ? Qu’est-ce qu’un emploi de qualité pour un étudiant ? Pour répondre à ces questions, nous avons expérimenté une plateforme de mise à disposition d’offres d’emploi à destination des étudiants de licence de l’Université du Maine, pendant deux années universitaires, de septembre 2010 à juin 2012. Plus de 2 000 offres d’emploi ont été collectées auprès des entreprises locales, très variées à la fois selon le niveau de rémunération (le plus souvent proche du SMIC), la durée du contrat et le secteur d’activité. Le principe de l’expérimentation a donc été d’élargir l’éventail des possibilités d’emploi offertes aux étudiants du groupe test, en leur permettant ainsi une meilleure conciliation entre les contraintes de la vie universitaire et celle d’un travail salarié. Nous montrons que l’expérimentation a effectivement accru les chances d’accès des étudiants à un emploi salarié. Pour autant, nous montrons que ce supplément d’activité salariée n’a pas eu d’effet négatif sur les résultats des étudiants à l’université. Il est donc possible d’améliorer la qualité des emplois exercés par les étudiants pour atténuer les effets négatifs d’un travail salarié sur la réussite à l’université.